Entre Assiah et la Géhenne : Ao no Exorcist
 
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Mise au point | feat. Freya

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Saiki Nagare
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Mar 23 Mai - 21:10
       

« La section exorcisme ? »
Si elle m'quitte pas j'la quitte pas.


Au risque de te décevoir mon petit Saikin', ce n'est pas par ta finesse d'esprit que tu as su te faire remarquer. Oh, tu peux bien me regarder avec ta mine des mauvais jours, j'm'en tape, puisque manifestement je ne suis pas le seul à m'interroger sur la légitimité de ta présence en ces lieux. Tu es une véritable catastrophe quand il s'agit d'apprendre quoique ce soit. Bien évidemment, tu n'es pas le seul cancre qui se promène en liberté, mais contrairement au plus grand nombre tu sembles... Indifférent. Rien ne semble réellement te motiver, incapable de saisir la gravité de l'enjeu qui se joue entre ces murs. Même ta curiosité ne fut que passagère.  En vérité, après avoir découvert par hasard la face cachée d'un monde que tu ignorais jusqu'à présent, tu t'es simplement contenté de suivre une suite logique d'événements, puis par inadvertance tu t'es retrouvé ici. Personne ne pige vraiment pourquoi. Même pas toi.

Faut dire que t'es un gars sans talent, sans éducation, sans avenir. C'est ce qu'on te répète depuis des années, si bien que tu as fini par l'intégrer et le pire c'est que ça te convient. Ne rien foutre, ne rien envisager, pour toi cela va juste de soi. Rien ne t'attend, c'est ainsi. Pourtant, c'est de ton propre chef que tu as décidé d'intégrer la section exorcisme. Plusieurs questions sont restées en suspens. De temps à autre, elles reviennent te trotter en tête, puis toi tu les chasses aussi sec. Comme si tu souhaitais obtenir des réponses, mais pas tellement en fait. En mode "j'veux bien regarder c'qui s'passe, mais juste d'un œil". Ça ne marche pas comme ça Saisai et si tu continues à faire l'autruche, tu vas rapidement te faire dégager, crois-moi. C'est hors de question que tu retournes traînasser dans les rues, il est donc temps pour toi de te confronter à la réalité en face à face et de recevoir un bon gros coup d'pied au cul. Sans entrer dans le mélodrame, tu n'as pas vraiment eu une vie paisible et personne ne t'a jamais refilé un réel coup d'main. C'est désespérant, mais vu que tu parais incapable de provoquer un déclic par toi-même, j'ai décidé de te filer un petit coup d'pouce. Ne me remercie pas, ça me fait plaisir de te foutre dans la merde.

Pour cela, je leur ai donné l'autorisation de te frapper. M'en veut pas, mais la violence, c'est le seul langage que tu comprends et qui semble te faire percuter. Au sens propre comme au sens figuré. Sur ce, maintenant que j'ai planté le décor, si vous me le permettez, entrons dans le vif du sujet. Au pire j'm'en bats les yeuks et je me le permets tout seul. Alors, où en étais-je ?

La journée touchait doucement à sa fin et la lassitude commençait à se faire sentir. Surtout pour toi. Tu t'étais cassé la tête toute la journée sur des psaumes qui refusaient de s'imprimer. Tout se mélangeait et encore une fois tu t'étais donné en spectacle. Ta splendide performance d'idiotie en avait fait rire et soupirer plus d'un. Pour certains tu es rassurant car tu es l'exemple parfait de l'expression "il existe toujours pire que soi", pour d'autres tu es exaspérant. Quant à l'image que tu donnes à tes professeurs... Tu passes ton temps à les faire tourner en bourrique. Sans le faire exprès, qui plus est. T'es le gars le plus mal à l'aise en société que j'ai jamais rencontré. Dès qu'un autre être humain se trouve à moins de deux mètres de ta personne, c'est la panique. Si bien qu'à chaque fois qu'on t'adresse la parole sans que tu n'y sois préparé, tu pars en vrille. Le stress te fait dire et faire n'importe quoi. Garçon plus timide qu'insolent, croyez-moi. Évidemment, ça je suis le seul à le savoir et sérieusement, qui en a quelque chose à battre, hein ? Peu importe. Jusqu'à présent on t'avait foutu la paix mon Saisai, maintenant, dit adieu à ta tranquillité.

Te voilà convoqué à la fin du cours pour avoir une petite discussion en tête à tête avec Mlle Brisingar. C'est à la limite du puéril, tu ne trouves pas ? Mais bon, s'il faut en passer par là. Lorsque la fin du cours sonna et que les autres élèves se dirigèrent vers le sortie, enfin libres, toi tu restas niché sur ta chaise pendant un petit moment, grimaçant de mécontentement. Tu finis tout de même par fourrer grossièrement tes affaires dans ton sac et bouger ton gros cul de feignasse en direction de mam'zelle l'instit' qui semblait t'attendre de pied ferme. Bien que nous savions tout deux à quelle sauce tu allais être mangé, tu ne démordis pas de ta démarche nonchalante symptôme d'une je-m'en-foutiste aigü.

« Vous vouliez m'voir ? »  demanda t-il machinalement.

La suite de cet échange risque d'être houleuse...
Okay, let's the party begin ~
©TE

              
              
       

       
              
       
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Freya-G. Brísingar
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Jeu 1 Juin - 21:02
       

I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town, wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all, I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, are we your prey alone ? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away !
Il y avait des jours où tu te demandais sincèrement ce que tu foutais là. Sur terre. En dehors de ton lit. Loin d’une bonne bouteille. Là, quoi. Devant une dizaine de têtes toutes plus vides les unes que les autres, te semblait-il. Et pourtant, en têtes vides, tu t’y connaissais sacrément bien, pour en avoir été une, et de compétition.
Mais les pires n’étaient pas toujours les étudiants. Noooon. Il existait pire. Bien pire.
Les enseignants. Et surtout, les enseignants qui pensaient pouvoir te refiler leur classe et leur matière, dans laquelle tu ne touchais pas une bille, sous prétexte que… que quoi, d’ailleurs ? C’est à peine si on t’avait donné une raison avant de te refourguer le cours.
Non, vraiment, les psaumes, tu t’en servais comme berceuse le soir, et tu écorchais une phrase sur deux tellement tu n’aimais pas ça.
Et dire qu’il y en a qui combattaient ces chers démons avec ça. Mine de rien, tu avais bien plus confiance en ton glock qu’en ta voix. Non  mais vraiment, imaginez qu’un Aria se tape une extinction de voix ? Hop, fin du game, il est dans la galère et jusqu’au cou, aussi inoffensif qu’un bébé chat.
Enfin. Heureusement que la plupart des exorcistes ne se contentaient pas d’un seul et unique Meister. Avoir plusieurs cordes à son arc, c’était la base de la survie.
 
Bref. Tu divagues sévèrement là. Vague. Où en étais-tu, hum ? Ah oui. Ce prof qui t’avait refilé son cours sans la moindre honte. Et dire que c’était le seul soir de la semaine où tu n’avais pas cours… tu avais déjà tout prévu : un bon livre, une bonne bouteille et un bain moussant. Une soirée qui s’était annoncée parfaite, jusqu’à ce que l’on s'immisce dans tes plans.
Et voilà pourquoi tu te retrouvais devant une classe de bébés exorcistes, un livre de Psaumes en main, à ne pas trop savoir quoi en faire. Heureusement, certains semblaient plus au courant que toi, et se mirent sagement à réciter ce qu’ils avaient visiblement dû préparer pour le cours du jour.
Ah, et à côté de ces bons élèves, il y avait ceux dont tu ne savais que faire, comme d’autres profs. Les rebelles, les endormis, les je-m’en-foutistes, les distraits. Shima. Okumura. Nagare.
Autant les deux premiers démontraient un certain talent sur le terrain bien que complètement largués en théorie, Nagare semblait… comment dire ? Être là parce que la bouffe est bonne. Ouais, c’était ça.
Les lèvres pincées devant son étalage d’idiotie, tu savais qu’il fallait faire quelque chose. Lorsque tu avais été toi-même étudiante, tu en avais côtoyé, des gens comme lui. Au fond, ils étaient juste perdus, pour la plupart, en attente d’un coup de main. Puis d’autres n’étaient juste pas à leur place et mettaient toute leur énergie à le démontrer.
En espérant qu’il ne soit pas de cette deuxième catégorie. « Nagare, cesse tes idioties. Tu es convoqué en salle des profs, ce soir. » Peut-être qu’en discutant un peu tu comprendrais où se situait le problème.
Et le cours avait continué.
 
La journée touchait à sa fin pour la plupart, mais pas pour toi. Un soupir t’échappant, tu t’étais traînée avec autant d’enthousiasme qu’un escargot sous anxiolytiques jusqu’à la salle des profs pour ton entrevue avec Saiki. Au fond, tu ne savais pas trop ce que tu allais lui dire. C’était pas ton job, ça. Certes, enfant, tu avais rêvé d’être institutrice, comme tu le disais si bien, jusqu’à ce qu’on te fasse bien entrer dans le crâne que tu allais surtout aller étudier à la Croix-Vraie Mais au final, tu avais quand même réussi à atteindre ton objectif, bien que tu aies littéralement sauté les cours de pédagogie au profit d’un joli glock anti-démons.
Comme quoi, on ne pouvait pas tout avoir dans la vie.
 
L’heure venue, tu étais assise en travers de ta chaise, observant avec une moue tes mèches d’un brun rougeâtre. Il avait intérêt à se pointer, le bébé exorciste, sinon tu allais faire un massacre. Si ta soirée devait être perdue, autant qu’elle le soit pour une bonne raison et pas parce que tu aurais vainement attendu l’arrivée d’une tête brûlée.
Et enfin le voilà qui montrait son nez, d’une démarche que tu aurais volontier qualifiée de « je viens mais juste parce qu’on me l’a demandé, ça veut pas dire que j’vais écouter ». Whaa. Ça s’annonçait déjà bien. « Ce n’est pas par pur plaisir, crois-moi. » Aux quatre vents la diplomatie. « En accord avec le reste du corps professoral, j’aimerais que nous ayons une petite discussion sur certains points qui nous semblent… passablement flous, te concernant. » En accord avec le corps professoral rien du tout, oui. C’était de ta propre initiative, parce que tu n’avais pas voir des chatons de noyer tous seuls, mais il fallait bien une raison plus tangible que J’essaie de sauver ton âme, mec. « Pour ne pas tourner inutilement autour du pot, nous nous demandons un peu pourquoi tu as intégré l’académie. Tu es plus que dissipé en cours, tu ne démontres aucune compétence lors des terrains pratiques… » Tu te demandais un peu s’il avait été forcé d’intégrer la Croix-Vraie, comme cela avait été ton cas, ce qui aurait pu expliquer ce manque de volonté. Enfin, si on pouvait appeler ça un manque de volonté. « Nous aimerions comprendre. Es-tu ici de par ta propre volonté ? » Certes, tu n’aurais pas dû commencer par là, mais tu ne maîtrisais ni ta langue ni les retours dans le temps.



Mise au point
— avec les poings ? —


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Sam 3 Juin - 19:25
       

« La section exorcisme ? »
Si elle m'quitte pas j'la quitte pas.


La salle des profs'. Tu restas un petit moment planté devant, méditant sur le sens de ta vie. Tu as toujours eu horreur de ces entrevues, toujours là à jacasser et à te rabâcher la même rengaine... Et pourquoi ci et pourquoi ça, ton comportement doit radicalement changer et blablabla... De vaines paroles qui entrent par une oreille pour mieux en ressortir par l'autre. Les reproches et remontrances coulent sur toi comme de l'eau sur une toile cirée. Au moins, tu n'es pas du genre à te prendre la tête ou à te laisser influencer par quoi ou qui que ce soit. Ce qui est de mon point de vue une capacité admirable. Jusqu'à présent, personne n'a jamais réussi à te retourner le cerveau. Ce qui en soi est assez logique, puisque pour y parvenir, faudrait-il déjà en avoir un.

« Gnhhh »  

Sur ce grognement, entrons ! On ne va pas non plus y passer la nuit. Tu marmonnas un « Vous vouliez m'voir ? » sans conviction et te postas à une distance de sécurité de deux mètres, bras ballants, affichant une expression de mollusque qui dessèche au soleil. C'est fou c'que t'as l'air con et mal à l'aise, comme ça, planté comme un gueux au milieu d'une pièce à rien foutre. Bien que peu enclin à y mettre du tien durant cet échange, tu plantas ton regard dans celui de la prof' qui semblait tout aussi ravie que toi de se trouver ici. Sans broncher, tu attendis qu'elle démarre les festivités. "On va torcher ça vite fait", c'est ce que tu te disais. Acquiescer à deux ou trois recommandations, dire que tu vas faire des efforts et hop, c'est réglé. Haha, douce naïveté ~

« Ce n’est pas par pur plaisir, crois-moi. » Oh, voilà qui annonce la couleur, mais il t'en faudra beaucoup plus pour que tu te sentes passablement concerné. Ton incapacité à te remettre en question est pour le moins fascinante... Faut dire que tu t'en tapes de l'image que tu peux renvoyer aux autres. Soit on t'blaire, soit on t'blaire pas, le reste tu t'en tamponnes le coquillard. Je pourrais passer ma journée à énumérer la liste de toutes les choses dont tu te fiches éperdument or ce n'est pas le lieu ni le moment, nous sommes en plein milieu d'une conversation après tout.  «...nous nous demandons un peu pourquoi tu as intégré l’académie... » Est-ce que je passe pour un guignol si je vous dis que moi aussi je me pose la question ?... J'ai hâte de voir ta réponse Saisai. Surprend moi !  « Nous aimerions comprendre. Es-tu ici de par ta propre volonté ? »

Silence. Réagit Sai. Putain réagit, les feux des projecteurs sont braqués sur toi ! Oh oh, je le connais ce visage fermé. On a beau apercevoir la tapisserie d'en face à travers son regard, à l'intérieur c'est katrina. Règle n°1 : ne jamais lui poser de questions qui nécessitent d'interroger ses motivations et convictions. Bien sûr qu'il en a, même si pour la majorité elles sont floues et incertaines, elles ont au moins le mérite d'exister. En très mauvais orateur et aussi renfermé qu'une huitre, quiconque éprouvera le plus grand mal à les lui extirper. Bon, dit quelque chose moussaillon, ou grogne si tu préfères. Acquiesce, voilà acquiesce c'est très bien, tiens-toi au plan de départ.

« Euuh ouais. » répondit-il maladroitement. Voilà voilà et maintenant on se regarde dans le blanc des yeux pendant cinq minutes. Si je pouvais répondre à ta place, je dirais que tu as tout simplement suivi le sens du vent. Que tu n'as pas de réelle motivation, si c'n'est un brin de curiosité. Que ce qui te fais cruellement défaut, c'est l'absence d'objectif. Que t'avais pas d'avenir dans ton bled pourri, que tu passais ton temps à fréquenter les cas sociaux et à supporter ce vieil alcoolo'. Que ta baraque était infestée par ces immondes bestioles, ce qui t'as poussé à dégager et que maintenant qu't'es là, t'as juste pas les tripes de prendre les choses au sérieux. Qu'ici, y'a peut-être une chance que tu traces une autre route que celle du bon à rien. Que tu trouves un truc pour lequel t'es doué. Y'a tout un tas de choses que tu pourrais expliquer, mais tout se mélange dès que t'ouvres ta bouche, alors tu la boucles.

T'es rien de plus qu'un grand débile, mais on t'aime bien quand même. En attendant, ta réponse auprès de Mlle. Brisingar était loin d'être suffisante. Tu n'avais rien à ajouter et nullement l'intention d'étaler ta biographie pour justifier ta présence en ces lieux. Te sachant dans l'obligation de parler, tu tentas vainement de combler des trous avec du vide.

« Personne m'a forcé, j'suis venu ici tout seul. » comme un grand.

Pas très bavarde la sale bête, j'espère que vous êtes prête à lui tirer les vers du nez.
©TE

              
              
       

       
              
       
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Freya-G. Brísingar
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Lun 17 Juil - 22:05
       

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Par toutes les portes de la Géhenne, mais qu’est-ce que tu foutais là, franchement ? Et lui, là, aussi ? Vous aviez l’air de deux clampins à un premier rendez-vous, après avoir matché via photo tellement retouchée que la seule chose en commun entre toi et ton portrait aurait été l’arrière-plan flouté et dégueulasse.
D’ailleurs, tu n’avais jamais osé passer le pas et t’inscrire sur un site de rencontre. Tu étais plutôt adepte de la technique “drague de bar”. Au moins tu sais immédiatement à quoi t’attendre, ou du moins tu en as une assez bonne idée.

Bon, arrête de penser à ta vie sentimentale et reconcentre-toi sur ce gamin, bon sang de bonsoir ! Enfin, tu pouvais bien le regarder comme tu le voulais, il semblait désespérément mutique. Voire carrément sur une autre planète, au moment même où tu essayais sans grande conviction de le secouer un peu par la parole. Tu avais presque envie de lui coller l’étiquette de “sale gosse”, mais quelques relents de tes cours de pédagogie t’en empêchaient. Toujours analyser la situation, disait le syllabus. Ne jamais s’avancer trop vite et éviter les jugements hâtifs. Ouais, facile à dire, ça.

Et puis enfin, miraaacle, les lèvres de Nagare s’agitèrent, laissant échapper une ribambelle de syllabes. Enfin, ribambelle, c’est exagéré, c’est à peine s’il a dépassé les deux syllabes. Deux putains de syllabes. Ça fait pas une réponse, ça, peu importe si ton mot fait une syllabe et que t’en colle deux l’un après l’autre.
Finalement, Nagare ne méritait pas l’étiquette Sale Gosse. Tu hésitais dorénavant entre Grand Dadais Niais et Touriste Agréé.
Méchante, toi ? Si peu.
Et ce qu’il ajouta juste après n’aida pas des masses. Tu te massas l’arrête du nez en essayant de ne pas trop avoir la tête de celle qui va bientôt dégainer son flingue pour lui flanquer la crosse métallique en pleine poire. On ne violente pas les élèves, namého. Enfin, pas autre part que sur un terrain d’entraînement, quand ils baillent aux corneilles.

Okay, c’est bon, tu lachais tout. Croisant les bras sur ta poitrine, tu perdis ton pseudo-sourire de professeure impliquée dans l’avenir de ses élèves -et du monde en général, de fait- pour afficher une moue aussi agacée que furibonde. « Et sinon, tu as décidé de me faire royalement perdre mon temps, Nagare ? » Ce que les étudiants oubliaient un peu trop souvent, c’était qu’au final leur avenir dépendait uniquement du bon vouloir des professeurs dans beaucoup de cas. Un étudiant infernal que nul ne pouvait piffer, il pouvait bien recracher mot à mot un discours sur sa feuille, au final il ne gagnerait que si le prof le lui accordait. Toutes les raisons étaient valables. Bien évidemment, toi, tu n’avais pas ce “pouvoir” des plus répugnants sachant que les compétences physiques ne pouvaient être truquées, à moins d’être vraiment de mauvaise foi et de réussir à dire que Machin n’a pas sauté assez haut ou que Truc a tiré un peu trop à droite à ton goût, ou a attendu une seconde de trop. « Tu es venu de ton plein gré ici, hein ? Mais dans quel putain de but ? T’as cru qu’on organisait des visites guidées de la Géhenne, qu’on était un cursus touristique ? » Tu y allais un peu plus fort que ce tu avais initialement prévu mais, parfois, il fallait bien ça pour en faire réagir certains.
Toi, par exemple, tu avais toujours été moyenne, jamais réellement impliquée, jusqu’à ce que tu te fasses mettre à l’écart par Ale’. Si tu avais montré plus tôt tes aptitudes, au lieu de te reposer sur tes acquis, il n’aurait peut-être pas jugé utile de te mettre à l’abri. Après, le fait qu’il était un ami d’enfance et que vous aviez une relation avait probablement joué dans l’histoire, mais tu imputais surtout sa réaction aux compétences plutôt bancales que tu avais démontrées, alors que tu étais bien plus douée que ça, la preuve étant qu’aujourd’hui tu te tenais face à la future génération, siégeant fièrement au poste d’instructrice. « Bon sang, réagis un peu, Nagare ! Que feras-tu le jour où l’académie te flanquera à la porte et que tu te retrouveras sans ressources face aux démons ? Tu as subi le traumatisme malin, tu les vois, et tu n’auras aucun moyen de te protéger d’eux sans une license de la Croix-Vraie. Ils savent quand quelqu’un peut les voir, ils ne te feront pas de cadeaux. » Bon, tu exagérais juste un peu, mais si ça permettait de lui mettre un peu de plomb dans la cervelle et de lui arracher une réaction, c’était toujours ça de pris. Aux dernières nouvelles, il n’y avait pas que la Croix-vraie qui combattait ces sales bestioles, mais s’il l’ignorait alors mieux valait utiliser ça pour le tenir.

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