Entre Assiah et la Géhenne : Ao no Exorcist
 
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FREYA ♛ Heartbeat placebo.

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Freya-G. Brísingar
Exorciste Moyen de Seconde Classe † Dragon & Dresseur
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(www.) L'appel du bar ❞ – ft. Renzô
(www.) Mise au point ❞ – ft. Saiki
Exorciste Moyen de Seconde Classe † Dragon & Dresseur
          
Dim 19 Fév - 22:02
       

Freya-Giulietta Brísingar
« Everything must end. »
Nom Tel le célèbre collier d'or et d'ambre de la déesse Freyja, ta famille paternelle porte le nom de Brísingar. Est-ce utile de dire qu'elle en est extrêmement fière ?
Prénom Il paraîtrait que tes parents se disputaient souvent au sujet du prénom qu'ils allaient te donner. Finalement, comme ils ne savaient choisir, tu as hérité des deux. Tu réponds donc au doux nom de Freya-Giulietta.
Sexe Aucun doute n'est possible au vu de ton opulente poitrine, tu es une femme.
Âge Tu n'es plus une adolescente mais tu rentres encore dans la catégorie des "jeunes". Tu as vingt-trois ans et encore aucune ride ♥
Date de naissance C'est ironique, terriblement ironique. Depuis aussi loin que remontent tes souvenirs, tes parents se sont toujours déchirés, mais tu es née un quatorze février. La pire date qui soit pour un couple sans cesse au bord de la rupture.
Nationalité Ta mère est une plantureuse italienne tandis que ton père se pare d'une origine scandinave. Quel beau mélange tu es.
Race Comme une majoritaire majorité de la population d’Assiah, tu es humaine, avec cette faiblesse naturelle qui est la vôtre.
Sexualité Même s’il t’arrive de trouver des filles sacrément attirantes, tu en reviens toujours au même constat : tu as besoin d’un homme, avec son torse musclé et sa virilité naturelle. Bref, tu es hétérosexuelle, pour ne pas dire homus virilus sexualitus.
Et, effectivement, tu ne maîtrises pas du tout le latin.

Groupe Il y a longtemps que tu as quitté les études, même si tu continues à fouler le sol de l’académie. Tu es fière de faire partie de l’Ordre de Chevalerie de la Croix-Vraie.
Statut Enseignante.
Qualification(s) Exorciste Moyen de Seconde Classe † Dragon & Dresseur.
Armes & Capacités En tant que Dragon, tu possède un splendide glock que tu passes ton temps à briquer. Même si aujourd’hui tu fais semblant de l’avoir oublié, tu es aussi une Dresseuse et ton familier était un Managarm, un descendant du loup nordique Fenrir. Pour l'embêter, tu appelais cette énorme bête Loupiot.

Anecdote Ayant grandi dans la demeure familiale, entourée d’homme inlassablement vêtus de leurs costumes-cravates noirs et de leurs lunettes de soleil, tu as fini par croire qu’ils étaient tous aveugles. Afin de ne pas dénoter, tu t’es également mise à marcher dans les grands corridors avec des lunettes de soleil, ce qui n'a pas manqué de faire mourir de rire ta mère devant cette imitation enfantine.

Code:
<span class="taken">Fujiko Mine</span> de [i]Lupin III[/i] est [b]Freya-G. Brísingar[/b]


Who I am
Ah, Freya… quel personnage compliqué tu es. Enfin, ça, c’est ce que tu aimerais faire croire aux autres, mais tu es si facile à percer à jour. Tu aimerais être une femme mystérieuse, car comme disait l’autre « Ce sont les secrets qui font d’une femme une femme », mais il suffit d’un verre pour que tu recraches toute ta vie en larmoyant sur toi-même. Pauvre petite chose. Néanmoins, je ne peux pas dire que tu manques de caractère, loin de là. Tu es hargneuse, ridiculement rancunière et obstinée. Tu n’hésites pas à dégainer ton arme à tout va et à la pointer sur le crâne de ceux qui te gonflent. Tu n’as absolument aucun self-control et tu préfère foncer dans le tas plutôt que prendre la peine de réfléchir. Un plan, c’est bon pour les architectes, pas pour les exorcistes comme toi. Mais bon, il parait que ce côté impulsif plaît aux hommes, donc on pourrait presque dire que c’est une qualité, chez toi. À moins que, à chaque fois qu’une escouade part à ta rescousse, c’est simplement parce que ta mère est la fille d’une grosse pointure et que, même si tu n’as strictement rien à voir avec ce business là, tu restes quand même sa petite-fille et qu’il faudrait qu’on songe à te trouver un bon parti pour la famille avant que tu ne te rompes le coup ou que tu finisses gobée par un démon.
Mais je m’égare. Tu es impulsive et irréfléchie, donc. Mais tu sais manier les mots, ça oui. Bon, tu n’as peut-être pas encore la finesse en japonais que tu as dans ta langue maternelle, mais ça viendra. Sous tes airs de femme fatale siliconée (alors que c’est du cent pour cent naturel, tu tiens à le préciser), tu es une grande amoureuse des lettres. C’est peut-être la raison pour laquelle tu as opté pour la branche japonaise de l’Ordre, alors que tu aurais pu rester au sein de l’Union Européenne. Le japonais, quand on parle naturellement une langue à alphabet latin, c’est un sacré défi.
Ooh. Les défis. Dieu ce que tu aimes ça. Ça fait aussi partie de ton caractère de tête brûlée. Tu ne sais pas résister à un bon défi, peu importe lequel, surtout si l’adversaire est un mec. Tu adores plus que tout avoir l’avantage sur eux. Tu as probablement hérité de ce petit vice de ton enfance, vécue non au sein-même de la famille mais assez proche que pour comprendre la valeur de la force. Bon, on ne va pas se le cacher, c’est vraiment dommage que tu n’aies pas appris au passage la valeur de la réflexion, ça t’aurait été sacrément utile.
Oh, ne te fâche pas, je ne suis pas non plus en train de te traiter d’écervelée ! Disons juste que tu n’utilises pas toujours ta matière grise au moment le plus opportun. Si sur un champ de bataille tu es du genre à foncer tête baissée, quand il s’agit d’user de tes charmes pour arriver à tes fins, là ça fonctionne à plein régime. Tu es cruellement consciente de ton corps et de tes charmes (enfin, si avoir une poitrine tellement enflée que tu ne vois même pas ta pointure 36 quand tu baisses la tête est considéré comme un charme…) et tu en uses et abuses s’il le faut. Certes, ce n’est absolument pas utile sur les démons, bien que tu n’aies jamais testé sur Mephisto et ses acolytes au quotient intellectuel plus élevé que les autres machins démoniaques, mais c’est d’une efficacité redoutable sur les hommes. Du moins, s’ils ne sont pas attiré par le sexe opposé.
Tu es provocatrice, par pur esprit de défiance. Tu pousses les gens jusqu’à ce qu’ils se révèlent, jusqu’à ce que ta méfiance soir apaisée. Tu joues les filles pas intéressées, tu te montres distante mais tu es en cruel manque de tendresse. Mais la peur est là, la peur reste au creux de ton ventre. La peur d’être à nouveau dévaluée par quelqu’un que tu estimais hautement te consume toujours.


Story of my life
À ce stade-ci de l’histoire (la première ligne donc), tu n’existes pas. Tu n’es même pas un projet ou une envie. Rien. Mais nous savons tous les deux que tu existera, dans un futur plus ou moins proche. Il a donc fallu que deux êtres se rencontrent et te donnent vie. C’est précisément d’eux que j’aimerais parler. Oh ! Ne sois pas si impatiente, veux-tu ? Ton tour viendra.
Sur ton père, je n’ai que peux d’informations. Je ne suis pas omniscient et je ne peux remonter trop loin le cours du temps. Que veux-tu, je ne suis qu’un pauvre narrateur privé de caféine. Revenons à nos moutons et cesse de m’interrompre ! Ton père porte le nom des Brísingar, vieille et illustre famille de marchands scandinaves avec laquelle il a d’ailleurs coupé tous les ponts après avoir émis l’envie de quitter son pays natal pour l’Italie, où il voulait développer le commerce familial, déjà bien implanté dans toute l’Europe de l’Est. Pour une raison aussi idiote qu’oubliée, le vieux patriarche refusa et ton père parti monter alors sa propre entreprise. Bien entendu, en réponse, on lui coupa l’accès aux fonds familiaux et ne le restèrent donc que ses propres finances… autant dire qu’il n’allait pas aller bien loin avec ça et les investisseurs locaux étaient loin de se presser à sa porte. Alors il lui fallut se tourner vers d’autres solutions, et la seule à montrer un peu de bonne volonté portait le nom de Venomia.
Venomia. Tel était le nom de famille de ta mère, un nom que l’on ne prononce pas à haute voix, un nom que l’on ne chuchote pas forcément non plus. Le nom d’une organisation riche et douteuse, sans lien apparent avec la mafia italienne mais aux activités bien trop troubles que pour ne pas paraître suspectes. Ton grand-père n’est autre que le fondateur de cet empire aux allures d’organisation noire, et fut le seul à s’intéresser à ce que proposait ton père. Ce fut d’ailleurs à ce moment-là qu’il rencontra celle qui deviendrait ta mère, et ses plans changèrent du tout au tout. S’il voulait approcher celle qui semblait être la femme de sa vie, il ne pouvait pas se contenter d’être un élément externe aux Venomia. Il devait devenir un Venomia. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y parvint pas. Ta mère refusa catégoriquement de l’impliquer dans les activités plus que louches de son père. Elle qui détestait plus que tout le fardeau de son nom avait trouvé en ton père une porte de sortie, un moyen de s’éloigner de ce monde trouble dans lequel elle avait grandi. Bien entendu, cela ne plu pas le moins du monde au patriarche, qui eut soudain beaucoup moins d’affection pour le petit commerçant scandinave. Néanmoins, sa fille étant têtue, il ne pu que la voir s’éloigner de lui, le sourire aux lèvres. Il se mit à haïr cet homme qui lui prenait sa fille, bien que sachant pertinemment que lui n’aurait pas été plus inquiété que ça s’il avait intégré les Venomia et que c’était sa fille qui s’en allait de son plein gré.
Dire que tes parents s’aimaient serait mettre la charrue avant les bœufs. Certes, ils s’entendent merveilleusement bien sur le plan physique nocturne, mais en dehors de ça la rancœur est très vite ressortie. Ton père avait l’impression que ta mère s’était servie de lui pour quitter le giron familial en lui gâchant une belle opportunité de bon boulot, tandis que ta mère s’insurgeait du peu de gratitude de ton père pour lui avoir épargné une vie de stress et de danger. Elle-même ne savait pas exactement en quoi consistaient les affaires familiales mais elle savait parfaitement bien que l’on déplorait des disparitions suspectes chaque semaine sur le compte des Venomia.

Et c’est précisément à ce moment-là que tu fis ton entrée en scène, ajoutant encore une couche aux tensions du couple. Rien que décider de ton nom fit grand débat. Un nom italien, un nom scandinave ? Les deux ? Lequel en premier ? Ensuite vint la question de ton éducation. Ton père était d’avis de se rapprocher de ton grand-père, qui aurait les moyens de t’offrir la meilleure éducation possible grâce à sa richesse, ta mère était d’avis que l’argent ne faisait pas l’éducation. Mais ton grand-père entra dans la danse, très heureux d’avoir une petite-fille, et ta mère ne put que plier et votre petite famille déménagea dans l’immense domaine familial. Tu as donc grandi au milieu des costumes-cravates noirs, des hurlements rageurs de ta mère et des soupirs dépités de ton père. D’ailleurs, en réintégrant mine de rien le giron familial, ton père eut une nouvelle chance avec ton grand-père. Ce-dernier avait besoin d’une bonne couverture et ton père fut ravi de bâtir une société -sa société- en guise d’écran pour dissimuler définitivement la trouble famille Venomia.
Jusque là, ta petite vie tranquille ne s’était pas encore heurtée à la noirceur des démons. On dit que les démons sont attirés par tout ce qui est sombre en l’être humain. Quoi de mieux qu’un couple sans cesse au bord de l’implosion que pour proliférer ? C’est ainsi que du jour au lendemain, après t’être blessée sans trop savoir comment à l’épaule, tu te mis à apercevoir d’étranges petites bouboules noires voleter un peu partout, et surtout là où tes parents étaient. C’est le conseiller personnel de ton grand père qui fut le premier à remarquer que tu t’amusais à suivre ces boules flottantes, car il était un exorciste à la retraite. Ton grand-père ne connaissant pas cette petite particularité de son propre monde, il ne décela nulle ruse lorsque son fidèle conseiller lui recommanda d’inscrire sa petite-fille à l’académie de la Croix-Vraie, ce que le patriarche s’empressa de faire au vu de la renommée de l’enseignement qui y était dispensé et de la lettre de recommandation rédigée par son ami, lui-même ancien étudiant là-bas. En prime, les Venomia avaient l’argent nécessaire à ton inscription.
Tu fus admise sans aucun soucis à la Croix-Vraie et le conseiller s’arrangea pour que tu rencontres son fils cadet, Alessandro, sous prétexte de te faire un ami avant d’entrer à l’académie, l’année suivante. Officieusement, c’était surtout pour veiller à ce qu’ils ne t’arrive rien de fâcheux maintenant que tu avais acquis la terrible faculté de discerner les démons. Le garçon avait quatre ans de plus que toi et ne semblait pas du tout ravi. « J’ai pas envie de faire copain-copain avec une gamine, avait-il asséné du haut de ses neuf ans. C’est qu’une sale princesse ! » Il était vrai qu’avec les robes froufroutantes dont ta mère adorait t’affubler, tu étais à mi-chemin entre une princesse Disney et un gros macaron. Et, évidemment, un garçon de neuf ans, ça n’aime ni les princesses Disney ni les gros macarons roses. Néanmoins, même si tu étais élevée dans du coton et du fric, tu avais déjà un certain caractère. Les jours qui suivirent, tu passas ton temps à suivre le garçon partout où il allait, mis à part lorsqu’il sortait de la demeure car il t’était formellement interdit de sortir, et ceux qui gardaient les portes veillaient à suivre scrupuleusement les ordres. Si cela agaça prodigieusement Alessandro au début, il se prit finalement au jeu. Après tout, il n’était qu’un enfant. Très vite, votre amitié se construisit et il agissait avec toi comme l’aurait fait un grand-frère un peu trop protecteur.
Et les années passèrent, sans grands remous, jusqu’à ce que tu fêtes tes douze ans, et lui ses seize ans, année qui marqua le début de ses cours d’exorcisme. À partir de ce moment, il n’eut plus aucun temps à te consacrer, passant ses soirées à étudier l’exorcisme et son temps libre à s’entraîner. Tu ne le voyais plus qu’au stand de tire planqué au fin fond de l’immense jardin, où il acceptait de temps en temps de te donner des leçons théoriques de tir -il n’allait bien évidemment pas te mettre une arme dans les mains, tu n’étais qu’une enfant, avec la fragilité corporelle inhérante- en cachette. Ta mère voulait que tu sois une lady féminine jusqu’au bout des ongles mais quoi qu’elle fasse, l’environnement dans lequel tu évoluais depuis ta naissance n’était pas propice à la féminité, et encore moins aux manières raffinées. Chez les Venomia, pour ne pas finir écrasé, il fallait faire preuve de caractère, et si tu pouvais mettre un homme à terre sans toucher aux bijoux de famille, c’était jackpot, mille points de bonus, la grande classe. Aujourd’hui, ta spécialité à toi est de viser le nez. Ça fait un mal de chien, ça pisse le sang comme pas possible, bref ça met les gens hors d’état de nuire sans gros effort, surtout que tu utilises tes talons pour leur éclater la face. Forcément, une fois sur deux, ils sont distraits par le spectacle de tes jolies gambettes en mouvement.
Mais, une fois de plus, je m’égare.
Si au début tu parvenais encore à le coincer au stand de tir, il devint de plus en plus dur de le voir. Il finit même par quitter la demeure des Venomia, où il logeait avec son père, pour entrer à l’internat affilié à la Croix-Vraie. Tu avais treize ans, et tu le vécu assez mal. En prime, tu savais que son père avait régulièrement des nouvelles de lui, mais il n’y avait jamais rien pour toi. Alors tu râlais, tu pestais et tu cassais quelques vases qui traînaient par là. Dans ces moment-là, le conseiller se contentait de t’ébouriffer les cheveux en souriant. « Tu comprendras, Giulietta. Laisse-lui le temps. »
Du temps, tu lui en laissa jusqu’à ce que tu intègres à ton tour le cursus des exorcistes. Et là, avec ton caractère d’homme des cavernes, tu déboulas comme une furie dans sa chambre à l'internat, dès que tes doigts se refermèrent sur la Clef confiée aux élèves. Avec ta délicatesse innée, tu te mis à lui hurler dessus alors qu’il n’avait même pas encore eu le temps de se rendre compte de ta présence. « ALESSANDRO GIOTTO BARONETTI ! ESPÈCE D’ENFOIRÉ ! » Heureusement qu’il n’y avait que deux de ses amis dans la salle, car si la rumeur selon laquelle Alessandro avait sursauté si violemment qu’il en avait fini étalé au sol s’était répandue, cela aurait fait des gorges chaudes pendant des semaines et des semaines. « Y a pas à dire, elle a du caractère ta Giulietta. » « Toi, ta gueule. Et cesse de la mater comm… MAIS ENFIN GIU’ ?! C’EST QUOI CE DÉCOLLETÉ, LÀ ? » « C’EST TOUT CE QUE TU TROUVES À DIRE, SOMBRE DÉCÉRÉBRÉ ? » La joute verbale sur fond d’explosions de tympans aurait pu continuer longtemps s’il ne t’avait pas fait face, dévoilant un cache-oeil noir. Un blanc succéda à votre échange, le temps que ton cerveau fasse deux plus deux et comprenne ce que tu avais sous les yeux. Lui, face à toi, semblait atrocement gêné et évitait de te regarder, sous les regards moqueurs de ses collègues exorcistes. Était-ce parce qu'il avait été défiguré qu'il t'avait évitée ces dernières années ? Comme s'il suivait le cours de tes pensées, il reprit la parole. « Te bile pas pour ça, Giu. Ça ne me fait presque plus mal. » Au vu des ricanements de la minuscule assemblée, c'était tout sauf vrai mais tu fis semblant de le croire. Après tout, c'est bien connu, un homme c'est douillet, surtout quand la fierté entre en jeu. Et, de fait, il venait de te révéler que c'était une blessure récente, et non la possible raison pour laquelle il t'avait évitée, ce qui ne te soulagea toutefois pas. Pour quelle obscure raison s'était-il tenu loin de toi ces dernières années si ce n'était pas à cause de cette blessure ?   

Le temps se remis à s'écouler, sans que tu ne sembles plus penser au comportement étrange d'Alessandro. Il était inimaginable qu'il se dévoile de lui-même mais ses amis/camarades/types randoms autrefois présents dans sa classe semblaient tout à fait disposés à tout déballer pour le simple plaisir de le foutre dans la merde. Après deux semaines d'investigation tu finis par découvrir que si tous te surnommaient "princesse" c'était pour l'ennuyer, lui passait son temps à rejeter toute affection féminine tout en envoyant régulièrement des lettres à son père pour s'enquérir de tes nouvelles. Ce fut d'ailleurs la seule information valable sur laquelle tu parvins à mettre la main.

Néanmoins, lorsque tu te présentas au stand de tir, dès que tu en eus l'autorisation, tu ne fus presque pas étonnée de l'y voir et de découvrir qu'il serait ton instructeur, toi qui désirais devenir un Dragon. Collé à ton dos pour te maintenir dans la bonne position et te montrer comment positionner tes mains pour viser, il semblait extrêmement sérieux, tellement différent du Alessandro rieur qui te faisait autrefois des cours théoriques tout en criblant la cible noire de balles. « Tu était plus drôle avant, Al. » Son rire t'avait secouée, comme il était toujours collé tout contre toi. « Non Giu, c'est simplement toi qui a grandi. » « J'vois pas le rapport. » À nouveau, son rire avait résonné dans ton oreille. « Bien sûr que non. » Tu ne sais plus exactement comment ou quand vous en êtes arrivés à vous embrasser, mais c'est un fait que l'arme a fini au sol et toi dans ses bras.

Bien partie pour devenir un Dragon émérite, grâce à l'enseignement d'Alessandro (et ses cours particuliers, kufufu), on te découvrit également une prédisposition au meister Dresseur, lorsque les profs vous testèrent. Quelques gouttes de sang sur le papier rituel et trois mots sortis du fin fond de ton esprit, et un énorme Managarm, démon-loup descendant du célèbre Fenrír. Près d'un mètre au garrot, il est assez grand pour que tu grimpes sur son dos, même si tes pieds frôlent le sol. Le passage de Page à Esquire se fit sans trop de difficulté, donc, ayant été coachée par ton amant. Tu n'étais pas la plus studieuse qui soit mais il avait très vite compris comment te motiver efficacement. L'épreuve n'était pas non plus la plus compliquée qui soit, vous n'étiez après tout que des Pages, et avec un accro au verset et une Dresseuse dans les rangs, ça donnait déjà un coup de pouce.

Il n'y a pas eu d'évènement très marquant au cours de ta scolarité. Tu n'étais ni la plus forte ni la plus douée, mais tu te défendais remarquablement bien.
Ton examen de Meister se passa en trio avec Alessandro, en guise d'examinateur, et un autre futur diplômé. Ta première véritable mission, sur le terrain, sans une horde d'enseignants dans les parages pour vérifier que tout allait bien. Juste une horde de goule à déloger d'une vieille baraque et à renvoyer avec du papier cadeau à leur maître, qui devait probablement s'en carrer comme pas possible de ces sous-fifres de sous-fifres. Tu avais espéré quelque chose de plus corsé mais bon, on n'allait pas non plus convoquer des démons juste pour vous faire passer un examen. Le but des exorcistes était tout de même de les buter, toutes ces charmantes créatures.
Seulement, ces goules-là semblaient avoir bouffé un truc assez costaud car elles se montraient plus coriaces que prévu. Ce qui amena Alessandro à t'amener vite fait à l'étage, dans une petite chambre isolée. « Surtout, ne bouge pas de là, princesse. Ils sont trop forts pour toi, je ne veux pas risquer de te perdre bêtement. » « ... je rêve ou t'es en train de m'écarter, là ? Pas question. C'est de mon EXAMEN qu'il s'agit ! » « Non Et moi je te parle de ta vie, alors arrête de faire ta gamine et reste-là ! C'est qu'un examen, tu peux le repasser. Ta vie, t'en as qu'une. » Et sans te laisser l'occasion de répliquer, il avait abattu la crosse de son arme sur ta tempe.

Tu te réveillas à l'infirmerie et appris immédiatement que tu avais raté l'épreuve, contrairement à ton coéquipier. Ce fut dur à encaisser et les murmures de tes anciens camarades ne t'aidaient pas du tout. Voilà ce qui se passe quand on couche avec son prof, disaient-ils. Elle a un Familier de cette trempe et elle a raté ? La honte ! rajoutaient-ils en ricanant. Fallait choisir, c'est soit le corps soit le talent. Elle a préféré avoir le corps.

Enfermée dans ta chambre, tu retenais tes larmes. Pourquoi était-ce toi que l'on blâmait ? Tu avais été écartée du combat, sous prétexte de ne pas être de taille. Ce n'était pas comme si tu avais fuit ou quelque chose de ce genre. En cruel manque de réconfort, tu avais fait appel à ton Familier, dans l'espoir de le serrer contre toi comme une grosse peluche, chose que tu faisais parfois pour le plaisir de l'ennuyer. « Humaine pathétique. Je ne suis pas fait pour me battre sous les ordre d'une faible qui craque à la première remarque ! » Il t'avait attaquée. Tu savais que les Familiers pouvaient se retourner contre leur Dresseur s'il manquait de confiance en lui, mais jamais tu n'aurais imaginé que tu serais un jour dans ce cas de figure.

C'est en sang qu'Alessandro te retrouva, au beau milieu de la chambre, le papier d'invocation serré dans ton poing. Il l'avait déchiré, ayant immédiatement compris ce qu'il s'était passé. Et en moins de deux semaines, ce fut ton second réveil dans l'infirmerie de l'académie. Le dernier également. Refusant catégoriquement la moindre visite -majoritairement constituées de celles de ton amant-, tu fis le point. Tu étais bien trop avancée dans la voie de l'exorcisme que pour tout plaquer maintenant, mais tu ne pouvais rester plus longtemps là, étouffée par le sur-protectionnisme d'Alessandro et la honte de ton échec. Déjà que tu restais prostrée sous tes draps toute la journée, serrant contre toi les vestiges de ta fierté.
Sur un coup de tête, tu fis la demande d'être transférée. Peu importe où, tant que c'était loin de la branche italienne. Loin de tout ça. Étonnamment, ta requête fut prise très au sérieux et on te proposa d'intégrer la branche japonaise de l'ordre, proposition que tu acceptas immédiatement, tout en suppliant que ta destination n'arrive aux oreilles de personne, et surtout pas celles d'Alessandro.

Il te fallu tout de même presque une année entière avant d'oser retenter une confrontation avec un démon. Tu suivais les cours, le regard vide, mais séchait tout ce qui touchait de près ou de loin à la pratique. Au fond de ta poche se trouvaient les reste du papier, que tu passais ton temps à triturer. Un an. Un an avant que tu oses reposer la main sur ton arme. Un an avant que tu ne regagnes un stand de tir. Heureusement comme c'était comme le vélo, car tu aurais été malade si tu avais dû reprendre à zéro cette discipline dans laquelle tu excellais. Revint alors la période des examens. Alors que tu levais ton arme, bien campée sur tes deux pieds, prête à tirer des salves de balles, la voix d'Alessandro résonna à nouveau. « Tu n'es pas au niveau, Giulietta ! RECULE ! » Un instant, tu t'étais figée, la peur te tétanisant. Puis tu avais fermé les yeux, obligé cette petite voix insidieuse à la fermer. « Assez... » Ton doigt avait pressé la gâchette, explosant littéralement les premiers gobelins. « ASSEZ ! »
L'épreuve était terminée. Tu venais définitivement de quitter ton statut d'Esquire.

Cela fait maintenant trois ans que tu vis au Japon, et tu dois avouer que tu adores cet archipel. Même si tu n'oses pas tenter de rappeler ton Familier, car tu es malgré toi toujours en grand manque de confiance, tu avances en tant que Dragon, faisant comme si c'était ta seule habileté afin de ne plus revoir sous tes paupières closes les griffes acérées du Managarm s'abattre sur ta peau de porcelaine, qui en garde d'ailleurs les cicatrices.
Aujourd'hui, du haut de ton grade d'exorciste Inférieur de Seconde classe, tu enseignes le tir et t'occupe de l'entrainement physique des aspirants exorcistes.


Screenshot !
Sweetie, 21 pépitos au compteur dont 7 dans le rpg, co-fondatrice de bébé Diabolic Canticle. Je ship Renzô et "parle-à-ma-main-made-in-Freya" ainsi que tous vos futurs couples so cute ou mega creepy. Je ship aussi mes ongles avec ma collection de vernis, mes lunettes avec ma bibliothèque. Jumping Lama

C'est Renzô/Toad qui m'a un jour kidnappée sur Skype pour me dire "Et si on ouvrait un forum Ao no Exorciiiiiiiiiist ?" et comme je suis du genre gâteau mou sucré, j'ai pas pu dire non. Gare à vos fesses si l'idée farfelue du "Mais en fait, Diabolic Canticle est né des activités louches de Renzô et Freya" ose vous traverses l'esprit.
... ça vient de vous traverser l'esprit. Je le sais. D:
AU BÛCHEEEEEEEEER  AU BÛCHER !

Au fait, le code, j'm'en tape complètement, c'est moi qui l'ai planqué D:


              
              
       

       
              
       
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Renzô Shima
Étudiant en Seconde † Page
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À propos : Fondateur


( www.) Le petit Rose ~ fiche
( www.) La bonne family ~ fiche de liens

( www.) (T)raining !
( www.) When the student meets the teacher.
( www.) Quand le bar vous appelle
( www.) First Steps

(www.) – Galerie de gifs et citations
Étudiant en Seconde † Page
          
Jeu 23 Fév - 15:35
       
Félicitations !
Tu es désormais validé(e) et apte à parcourir librement les terres de Diabolic Canticle ! UNE FEMME AVEC DES BOOBS ! //MUR// Franchement ton histoire elle est superbe et puis ça fait pleurer, j'ai envie de prendre Freya dans mes bras ;w;
Par contre, son caractère, elle va s'entendre avec Shura XD

Pour bien démarrer cette nouvelle aventure, nous te conseillons de jeter un œil du côté de la gestion des rps, il y a certainement des tas de personnes qui ont envie d'interagir avec ton personnages. N'hésite pas à te créer un topic de liens, histoire de faire le point sur ton personnage.

Si tu es un exorciste/futur exorciste, va donc faire un tour du côté de notre système d'expérience.

Bon jeu !

              
              
       

Nah ! Tu ne m’empêcheras pas de sortir avec une fille !


T.T.S. McKingdom
       
              
       
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