Entre Assiah et la Géhenne : Ao no Exorcist
 
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BAËL&FREYA ♛ ScaryLand.

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Freya-G. Brísingar
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(www.) L'appel du bar ❞ – ft. Renzô
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Ven 24 Fév - 0:07
       

I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town, wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all, I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, are we your prey alone ? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away !
Un jour de détente. C'est assez ironique, comme terme. Détente. Comme si les exorcistes avaient le temps de gaspiller leur temps. Pour les démons, il n'y avait aucune différence entre un mardi et un dimanche, entre trois heures de l'après-midi et une heure du matin. De fait, tu étais constamment sur tes gardes, comme tous. Seuls quelques imbéciles finis arrivaient à se détendre, et tu ne les enviais qu'à moitié : ceux-là étaient souvent les premiers fauchés, car pris par surprise.
Tu étais donc constamment sur tes gardes. Et il y avait des jours où tu étais plus crispée que d'autres. Comme ce samedi-ci, alors que l'on t'avait gentiment traînée en dehors du campus avec l'ordre de t'aérer l'esprit et de te détendre. Oh dieu ce que tu allais finir par haïr ce mot. Et voilà l’obscure raison pour laquelle tu étais actuellement en train de faire la file aux caisses de MepphyLand, en triturant avec agacement l’ourlet de ta blouse. Ah oui, quelle étourdie tu faisais. Non seulement on t’avait ordonné de prendre un jour de détente, mais en prime les deux exorcistes qui t’avaient tirées hors de ton antre avaient décrété que ton habituelle combinaison moulante n’était pas adaptée pour une sortie, ce qui eut pour résultat leur intrusion dans ta chambre et ta penderie, quelques sifflements face à ta lingerie, et un relooking en bonne et due forme. Tu fis mentalement tous tes voeux de remerciements à toutes les figures possibles et inimaginables pour t’avoir épargné qu’elles tombent sur les rares jupes qui devaient se promener dans tes affaires. Bref, c’est ainsi que tu fus affublée d’un short en jean et d’une longue blouse de dentelle. Mouais. Pas le genre de vêtements que tu aurais choisi de toi-même, pas même pour un rendez-vous romantique.
Heureusement que ton regard fut suffisamment noir et plein de promesses de torture, car tu aurais vraiment freiné des quatre fers si on t'avait empêché de garder ton précieux holster de cuisse. Ce n'était pas parce que deux idiotes avaient décidé de te traîner dans un parc d'attractions que les démons respecteraient ce petit break.

Les mains enfoncées dans les poches, grommelant en italien, tu parvins enfin à passer les caisses à l’entrée du parc, et fus immédiatement attrapée par tes deux collègues, qui te traînèrent sans te laisser le temps de protester vers une première attraction. Un roller coaster. Absolument tout ce que tu haïssais. Les trucs à grande vitesse, la tête en bas et les tournants à la casse-moi-le-cou, ce n’était vraiment pas ta tasse de thé. Néanmoins tu serras les dents. Ça irait vite, et une fois cette épreuve passée, tu les dirigerais vers des trucs plus softs. Genre une maison hantée, ou un carrousel. Tu étais même prête à faire un tour de grande roue pour échapper à un autre train de l’enfer.

À peine arrivées à l’embarquement, ton joli pan s'effrita comme un château de sable. C’était au-dessus de tes forces. Tu savais pertinemment que tu aurais la nausée en sortant, et que cela aurait pour seule conséquence de te rendre encore plus grincheuse. En prime, tout était trop rose, trop violacé, trop Mephistique. Tu en avais mal au coeur.
Leur adressant un petit sourire faussement désolé, tu traversa le wagonnet pour te retrouver de l’autre côté, à la sortie. Dès que le wagon eut démarré, tu pris tes jambes à ton cou et sortis de l’attraction.
Oh mon dieu. Plus jamais. Tu avais le coeur qui battait à cent à l’heure rien qu’à les entendre hurler, couvrant le rugissement du wagon sur le rail déformé.

Histoire ne pas bêtement rester plantée à la sortie, tu te mis en quête d’un plan du parc, histoire de repérer un peu les zones à éviter et celles, plus safes pour ton pauvre coeur, où emmener les deux pipelettes de première catégorie. Néanmoins, tes pas te menèrent loin de l’attraction et de la sortie, sur laquelle tu te serais probablement précipitée, t’enfonçant plus profondément au coeur du parc de l’autre narcissique dirlo.
Non mais vraiment, c’était quoi cette dépense inutile de fric, là ? Il pouvait pas plutôt augmenter les salaires de ses gens, non ?

Tes pieds n’étant nullement habitués à passer autant de temps dans les petites bottines que tu avais enfilées, tu fus heureuse de trouver un banc pour t’y asseoir, après être allée chercher un grand verre de limonade dans une buvette à quelques pas de là, que tu sirotas lentement en observant les couples et les bandes déambuler. Non, décidément, ce n’était pas le genre de sortie que tu aimais. Ça manquait un brin de peps. Si tu avais mieux connu tes deux camarades exorcistes, peut-être aurais-tu pris plus de plaisir, mais voilà, tu connaissais à peine leur nom. Elles tentaient de socialiser, certes, mais elle ne s’y prenaient assurément pas de la bonne manière avec toi.
Remarque, tu ne faisais aucun effort non plus.

Toutefois, tu avais payé ton billet d’entrée, et partir à peine une heure après être entrée aurait été un gaspillage sans nom, tel que Mammon t’aurait maudite de toutes les fibres de son être.
Triturant les lanières de ton holster dissimulée par les amples plus de ta tunique, tu te remis sur tes pieds. Dans un parc, il devait certainement il y avoir un stand de tir, non ? Ça, c’était de loin ton domaine.
En espérant que les prix ne soient pas des peluches à l'effigie de l’autre citronné. Ah, aussi. Tu oubliais presque. « 'tain, j'te retiens Phélès ! T'es radin au point de pas être foutu de mettre des putains de plans à disposition ?! » Ou alors c'était une de ses idées à la con pour paumé les gens dans son immense parc et leur faire payer des frais de secours.


ScaryLand.
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Baël
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Ven 24 Fév - 10:41
       



ScaryLand ♛
Baël & Freya
Tu avais envie de t’arracher l’oeil qui te restait en voyant la catastrophe. C’était un doux euphémisme à tes oreilles. En fait, tu avais presque envie de tuer tes élèves pour des résultats aussi médiocres. Seuls un ou deux échappaient à ton désir de meurtre. En quoi c’était compliqué ? D’accord, tu étais extrêmement exigeant et tu entraînais tes élèves aux pièges les plus improbables… Et ils tombaient encore dans le panneau. Voilà pourquoi il ne fallait pas dormir dans ton cours, car tes petites anecdotes ont toutes leur importance. Tu avais une sale envie de brûler les copies et de prétendre que ton chien, même si tu n’en avais pas et que tu détestais ces bestioles, les avait mangé.

Pourquoi tu étais devenu prof en fait ? Parce que tu ne supportais pas les démons, mais les jeunes humains étaient d’une bêtise… Pourquoi tant de haine exactement ? Tu poussas un long soupir en te balançant sur ta chaise. Tu tournas la tête vers ta fenêtre fermée d’un air pensif, finissant par réaliser qu’il faisait assez beau. Quelle horreur, de la couleur. C’était bien trop lumineux pour toi. Si tu t’écoutais, tu vivrais dans une grotte au fin fond d’une forêt sombre et humide, au moins là tu ne serais ennuyé que par les animaux, et encore. Tu reportas ton attention sur les copies en réfléchissant. Quel jour on était déjà ? Samedi, il te semblait. Donc le samedi, tu avais le droit de te reposer… Tu imaginais tes élèves en train de batifoler joyeusement, sortir et profiter du Week-End. Tu trouvais ça injuste, pourquoi eux auraient le droit de se reposer alors que les profs étaient plus sollicités qu’eux ? Du genre pour corriger un contrôle extrêmement fourbe ennuyeux.

Tant pis, tu verrais ça plus tard. En plus de ça, il faudrait que tu leur refasses un test d’une simplicité enfantine pour rattraper le chantier. Bon stop. Il fallait que tu arrêtes de songer à ça. Maintenant tu oublies le boulot. Tiens, pourquoi tu n’irais pas espionner quelqu’un ? C’est quelque chose qui te ferait passer le temps, puis en revoyant le beau temps, tu te dis que non, il y avait sans doute mieux à faire… Tiens, pourquoi ne pas aller chez l’autre extravagant ? Du moins dans son parc, tu n’avais rien à demander au clown donc tu t’en fichais un peu de le voir. C’était décidé, tu irais à Mepphy-Land… Ce mec était encore plus narcissique que toi, normal qu’au final vous vous entendiez si bien, sérieusement. Tu t’observas un instant, et un sourire en coin vint relever la commissure de tes lèvres. Le côté narcissique et surtout le côté extravagant… Sinon on t’a demandé d’être discret. Ta réponse ? C’est du cosplay. Donc tu allais en cosplay en cours, du moins c’est ce qu’ils croient tous. Au début, ils pensaient que tu avais un grain et que tu étais complètement fêlé, mais tu les avais convaincu que l’habit de fait pas le moine. Enfin ici le démon. Si tu étais un moine… Il y aurait foutage de gueule, littéralement.

Finalement tu consentis enfin à sortir de chez toi, tu chanterais presque « Libéré, Délivré, plus jamais de copies à chier », mais tu détestais viscéralement cette blondasse insupportable, et tu chantais comme une casserole aussi. Malgré ton énervement face à du papier, tu étais relativement de bonne humeur maintenant que tu quittais ta chambre. En y réfléchissant bien, comment tu pourrais vivre dans une grotte alors que tu avais presque peur dans une pièce fermée. Mettons ça sous le coup de la colère. Jamais tu ne pourrais vivre dans un endroit fermé, déjà que tu avais cette impression qu’on te mettait dans une cage et que tu prenais sur toi pour ne pas t’énerver et t’enfuir à toutes jambes. On n’avait pas idée d’être claustrophobe aussi… Tu n’aurais jamais imaginé pouvoir développer cette peur, mais à force de fréquenter les humains, ils déteignaient sur toi. Du moins c’était ton explication. En fait ça te faisait chier tout ça, et tu étais bien content de sortir. Tu restas pensif tout en marchant pour te diriger vers le parc d’attraction de l’autre clown. Peut-être bien que c’était le fait d’être enfermé qui te rendait sadique ? Quand même pas, tu l’étais aussi à l’extérieur. Pour te le prouver, tu fis un croche-patte à un connard qui fonçait droit sur toi, et tu hochas la tête positivement. Tu avais eu peur.

Tu suivis certaines personnes, qui se dirigeaient aussi vers le même endroit que toi, pour te retrouver dans une queue interminable. Tu détestais attendre et tu n’avais pas prévu ça, donc malheureusement tu ne pouvais pas disparaître sous le nez de tout le monde, ç’aurait l’air trop suspect, donc tu attendis, un peu frustré. Tu étais décidément très compliqué comme type, jamais content, cherchant toujours une excuse pour justifier tes faiblesses. Claustrophobe ? Non tu étais simplement sadique et un peu plus exécrable dans une pièce fermée. Marre d’attendre ? Tu avais une sale envie de tricher. Tu prenais ton mal en patience, jusqu’à enfin payer ton billet. En plus ce n’était pas donné. Radin avec ça. Tu te frayas c’était pas voulu ce jeu de mot un chemin dans la foule. C’est vrai que ce parc était… Il était, tout simplement. Une des raisons pour laquelle tu l’adorais.

Tu ne t’y attendais pas, mais un groupe de jeune t’entraîna avec eux jusqu’à… La maison hantée. Non. Non. Non. Arrière manant. Petites merdes. Allez vous faire foutre. Voilà tout ce qui te passait dans la tête, alors qu’ils te traînaient misérablement jusqu’à ladite maison hantée. On te fit asseoir, tu étais aussi crispé que si tu avais un balai dans le derrière, et tu fixais d’un air mauvais ces gens qui venaient de signer leur arrêt de mort. Un léger sourire flotta finalement sur tes lèvres, en soufflant profondément. Tu allais leur flanquer la peur de leur vie.

Quand l’attraction se termina, toi tu étais hilare tandis que tes compagnons de maison hantée étaient blancs comme des cachets d’aspirine. Tu n’en pouvais plus tellement tu riais, même en descendant tu n’arrivais pas à te calmer. Tu entendis quelqu’un dire « Ca va les gars ? On dirait que vous avez vu un démon. », et cette remarque manqua de te refaire partir dans un violent fou rire. Si seulement ils savaient, ces naïfs petits humains. Il fallait que tu marches, sinon tu allais vraiment mourir sur place, donc tu pris le temps de te calmer, et de respirer pour te faire passer l’envie de rire. Jamais tu n’avais ri comme ça, ou alors c’était il y a fort longtemps. En même temps, il fallait qu’ils payent pour t’avoir embarqué dans une maison où visiblement il n’y avait aucune issues de secours, enfin parce que tu ne prenais pas le temps de les chercher aussi. Toi il te fallait un manège comme les montagnes russes, quelque chose qui te faisais sentir vivant, bref quelque chose qui allait vite et surtout en plein air.

Faire chier les gosses aussi te tentait horriblement, mais en marchant, tu vis une tignasse que tu connaissais bien et finalement tu bifurquas vers cette personne en souriant, les mains dans les poches, toute trace de ton précédent fou rire disparue. En t’approchant, tu l’entendis râler contre Mephisto… Et tu manquas d’éclater de rire.


« Tiens tiens, cette chère Freya. Alors comme ça on profite du beau temps ? »

Tu marquas une pause en jetant un coup d’oeil aux personnes qui accompagnaient Freya justement, et tu penchas la tête.

« A moins qu’on te force à profiter du beau temps… Ça reste à voir. »

Tu l’aimais bien cette Freya, elle aussi était sadique avec ses élèves. Tu avais déjà eu l’occasion de discuter avec elle, mais jamais la retrouver hors du boulot disons. C’était donc une bonne occasion pour faire plus ample connaissance, même si tu évitais la plupart des questions qu’on te posait. Un sourire illuminait ton visage, du moins autant qu’il puisse être illuminé vu la pâleur effrayante de ta peau.

« Bien sûr que Mephisto est radin, sinon comment il aurait eu les fonds pour bâtir Bozo-Land ? »

By T.T.S. McKingdom
              
              
       

Born to lose ❞
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Freya-G. Brísingar
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Ven 24 Fév - 15:24
       

I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town, wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all, I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, are we your prey alone ? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away !
Ta boisson à demi-finie en main, tes yeux cherchaient avec agacement une indication quelconque, un signe divin qui te montrerait la voie vers cette mini-fête foraine qui devait obligatoirement se planquer quelque part. Un parc d’attractions ne mérite pas son nom s’il n’a pas de pêche aux canards et de stand de tir, c’est une vérité universelle.
En prime, le duo qui t’avait emmenée ici avait réussi à te remettre la main dessus, toujours aussi souriantes, comme si tu n’avais pas du tout essayé de leur faire faux bond.
Okay, la prochaine fois, tu te cassais tout simplement, alors.

Une présence un peu trop louche dans ton dos te fis tourner la tête, pour croiser le sourire d’une espèce de blondinet cornu avec un cache-oeil. Un autre membre de l’Ordre. Décidément, était-ce une coutume pour les oisifs de sortir à Mepphyland le samedi, ou bien s’étaient-ils donnés le mot pour tous venir précisément aujourd’hui. Tch. « Je pourrais te retourner la question. » Mais tu t’en tapais pas mal, de savoir pourquoi on le voyait exceptionnellement en dehors du campus, lui qui était réputé pour ne quitter que rarement ce qui apparaissait comme sa zone de confort.
Secouant légèrement ton gobelet pour estimer s’il restait restait encore assez de liquide ou si tu pouvais t’en débarrasser avant que tes doigts ne soient congelés à cause des glaçons. « À moins que tu ne sois lassé de persécuter ces pauuuuvres étudiants et que tu aies eu envie de t’attaquer à des gosses braillards mais si innocents ? » Le sadisme des tests de Michaël était presque légendaire et tu faisais pâle figure à côté, malgré la dureté de ton enseignement. Tu ne connaissais pas grand chose de lui, mais cette information-là, tu ne l’avais pas ratée.
De fait, c’était un chic type, selon tes critères.

Écrasant ton gobelet vide dans ta main avant d’aviser une poubelle où le jeter, tu haussas un sourcil en l’entendant commenter ton propre commentaire sur Mephisto. « Au moins je sais pourquoi mon salaire est aussi ridiculement bas... » Il devait sacrément bien s’entendre avec Mammon, l’autre framboise. Dire que si tu étais restée en Italie tu aurais été payée au moins trois fois plus était un euphémisme.
N’empêche, il était sacrément flippant quand il souriait, lui.

Les deux exorcistes se rappelèrent subitement à ton bon souvenir en t’agrippant à nouveau par les bras. « Assez palabré, on est là pour faire des attractions ! s’écrièrent-elles en coeur. Vous nous accompagnez, monsieur Michaël ? » Tout comme toi, il n’eut pas réellement le choix. Tu étais presque en train de prier Satan pour que la pluie se mette à tomber et te permette de rentrer chez toi. Maudissant en italien cet immense soleil qui osait tenter de colorer ta peau de porcelaine, tu avançais avec mauvaise grâce à la suite des deux autres. « Si je devais abandonner une seule chose à la Géhenne, ce serait bien ce maudit soleil. »

« Et si on allait faire la maison hantée ? » Au pied du bâtiment, ton regard fit tout son possible pour se poser sur tout, absolument tout, sauf ledit bâtiment. Pour une maison hantée, la façade était sacrément rose. Rose bubble-gum criard. Loin des couleurs délavées et effritées habituelles. Enfin, tu préférais de loin une maison hantée à une montagne russe. Accoudée à l’une des barrière formant la file d’attente, tu tirais distraitement sur tes longues mèches, songeuse. Tous ces gens qui venaient passer une journée dans un parc, entre amis, en couple ou en famille, étaient chanceux. Ils n’avaient pas à se préoccuper des démons et que d’autres soient blessés, voir tués, pour préserver leur fragile bulle illusoire. C’était une guerre silencieuse, la plus vicieuse qui soit. Il suffirait d’une étincelle pour que la population souriante ouvre enfin les yeux. Ça serait la panique la plus totale une victoire presque assurée pour la Géhenne.

La file avançait avec une lenteur démesurée, et tu commençais à regretter d’avoir sauté le petit-déjeuner. Tu commençais à avoir sacrément faim, et il devenait donc urgent de trouver quelque chose pour distraite ton attention de ton pauvre estomac, sinon tu allais devenir intenable.
Dans la foule dense, tu reconnaissais de temps à autre l’un ou l’autre étudiant, un grand sourire plaqué sur le visage, l’air de follement s’amuser. « Il parait que ton dernier test était d’une difficulté sans pareille… je suis curieuse, que leur as-tu donc infligé ? » Dommage que tes propres matières ne se prêtent pas à des tests écrits, tu aurais adoré les voir galérer, penchés sur leurs feuilles, à suer sang et eau.

À quelques pas de l’embarquement, tu grimaçais, un profond dégoût inscrit sur le visage. Même à l’intérieur on ne pouvait rater qu’il s’agissait ici d’une propriété de Mephisto. Tu commençais légèrement à craindre ce que vous trouveriez à l’intérieur. Néanmoins tu n’eus pas plus le temps de te poser de question car votre wagonnet démarra en trombe, vous propulsant dans le noir.

Oh dieux, tu aurais vraiment préféré trouvé ce fichu simulacre de fête forraine et vider tout un chargeur sur le pseudo sant de tir qui devait s’y trouver, peu importe que les prix soient des peluches à l'effigie de Mephisto ou des bons de réduction pour la cafétéria de l’académie de la Croix-Vraie. Oh zut, tu venais de penser à de la bouffe. Ton estomac se tordit dans tous les sens en protestant vivement. Dès que sortais de là, tu fonçais sur le premier vendeur de bouffe en vue. Tant pis pour ta ligne si c’était un hot-dog dégoulinant de gras.


ScaryLand.
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Baël
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Ven 24 Fév - 22:52
       



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Baël & Freya
L’air bienheureux des collègues de Freya te faisais peur. Pourquoi elles étaient aussi joyeuses ? Cette joie si particulière aux humains… On dirait qu’elles étaient contentes pour quelque chose qui t’échappait. Pouvait-on être heureux pour rien ? Tu étais complètement largué. Ca te faisait limite peur en fait. A tel point que tu ne répondis pas à Freya, pourtant tu jurerais qu’elle t’avait posé une question. Peu importait après tout. Ce n’était pas spécialement poli d’ignorer quelqu’un mais ces deux spécimens de joie t’intriguaient réellement, au point que tu avais envie de leur demander comment elles faisaient, quel était leur secret. Troublant, en effet.

Tu tournas pourtant la tête vers elle en souriant lorsque tu entendis sa phrase. Toi ? Te lasser de persécuter les pauvres étudiants ? Minute, « pauvres » étudiants ? Ils n’avaient pas l’air si malheureux que ça… Ni même pauvres d’ailleurs, au sens littéral ou figuré. T’attaquer à des gosses braillards mais si innocents… ? Non, les enfants c’est pas innocent. Les enfants, c’est le mal. Ca te fait les yeux doux pour ensuite te dire que t’es un pédophile dès que tu viens leur prendre la main ou leur faire un câlin. Stop. Tu ne ferais jamais ça. Déjà, Baël et affectueux dans la même phrase c’est impossible. En plus, tu n’étais pas un pédophile, merde. T’étais tordu mais pas à ce point. Tu n’arrivais pas à croire que tu pensais à ce genre de choses. Tu avais vraiment un problème… Ou alors c’est le soleil, la luminosité et l’avalanche de couleurs criardes qui te rendaient complètement stupide.


« Je suis lassé de corriger les bêtises de mes élèves, c’est pas pareil, et j’étais prêt à y mettre le feu pour oublier mais après j’aurais dû me justifier auprès d’eux, et comme j’ai pas de chien qui pourrait manger les copies, je suis bien obligé de le faire. »

Tu marquas une pause pour fixer des enfants en train de courir, et la perspective d’éclater leur ballon te laissait pensif.

« Laisse-moi rire, les morveux ne sont pas innocents. Ce sont des petits démons ! »

Tu avais parlé plus fort, et les microbes se retournaient vers toi avant de détaler, et cela te fit ricaner. Le seul gamin ici c’était toi, qui jouait avec les nerfs des gens. Tu étais au courant du conflit qu’il y avait entre les démons et les humains… Enfin c’était stupide, car avec un peu de motivation, les deux espèces pouvaient s’entendre parfaitement. Tu en étais la preuve, même si techniquement tu mentais comme un arracheur de dent quant à ton « origine ». Apatride de mon cul ouais, tu avais choisi un patronyme anglais/américain… Au moins dans la Géhenne, il n’y avait pas de pays. Des territoires, okay, mais pas de pays. En y réfléchissant bien, c’était compliqué aussi chez les démons et… Oh et puis merde, personne ne savait faire simple, là au moins c’était plus que simple. Tu ricanas lorsque Freya se plaint de son salaire. Tu n’étais pas payé bien plus mais comme tu ne dépensais rien depuis des mois, ça te donnait l’impression d’être riche.

Tu fus tirer par tes pensées lorsque les deux autres exorcistes s’adressèrent à toi. En fait, c’est Michaël qui te fis tiquer, et tu faillis dire machinalement que non, c’est Baël ton prénom. Encore heureux, tu te retins à temps, et tu te traitas d’imbécile. Oui, tu n’avais qu’à aussi leur dire que tu étais un démon, le Prince des ombres et que tu avais envie d’être roi tout en détestant viscéralement Amaimon. Bien sûr. Avec deux sucres ? Quel crétin sérieusement. Tu t’apprêtais quand même à répondre qu’elles ne te laissèrent pas le choix en fait, et tu haussas un sourcil. Pourquoi tant de haine ? Il n’y avait pas un truc qui s’appelait « liberté d’expression » ? Non ? Tu t’étais trompé de pays ? Bon. Après tout… Pourquoi pas ? Enfin, pourquoi tu te retrouvais avec trois femmes d’un coup ? Tu ne disais pas non, c’est cool les femmes, la preuve tu appréciais Freya. Les deux autres tu ne les connaissais pas, et à part les appeler Joie 1 et Joie 2, ça n’allait pas plus loin. Tu eus un sourire en coin en écoutant Freya d’ailleurs. Non, on n’en veut pas du soleil dans la Géhenne, on a déjà ce qu’il faut, merde.


« Comment refuser cette proposition aussi aimable après tout ? »

Tu te demandais bien ce qu’elles voulaient faire comme attraction. Un truc en plein air. Pitié. Tout mais pas la maison hantée. Tu étais prêt à faire une prière à Dieu lui-même pour y échapper. Tous tes espoirs furent réduits à néant en entendant Joie 1… ou Joie 2 t’en sais rien, proposer la maison hantée. Évidemment, en tant que femmes, elles avaient envie d’avoir des petites frayeurs. Putain mais un manège à sensations ça avait toujours son effet, alors POURQUOI tu devais y retourner ? En plus t’avais pas le choix, t’avais accepté de les accompagner. Tu fixais ladite maison avec un air qui voulait très clairement dire : la prochaine fois je reviens avec des explosifs.

« C’est pas possible c’est quoi le problème des gens à aller dans cette foutue maison… J’ai déjà donné, pourquoi je devrais y retourner ? »

Tu marmonnais dans ta barbe inexistante, mais sérieusement, n’y avait-il pas d’échappatoire ? A tous les coups, même si Joie 1 et 2 ne regardaient pas, c’est Freya qui n’allait pas te laisser partir. Tu la savais vicieuse quand elle voulait, surtout si elle n’avait pas envie de le faire. Ton intuition te l’indiquait. Quoique ton intuition concernant les femmes étaient tout le temps faux donc à tous les coups tu te faisais des idées et tu pourrais simplement t’enfuir pendant qu’elle aussi ne te regardait pas. Faire croire qu’il y avait un démon ? C’était ton style, mais ça le ferait pas spécialement si tu t’enfuyais. Quoique, s’il y avait un démon, il vaudrait mieux que tu ne sois pas dans le coin pour ne pas te faire découvrir comme une merde, et ainsi perdre ta couverture. Ce serait assez con de perdre ta discrétion pour une connerie comme ça. Joie et bonheur. Tiens, ça sera les deux nouveaux noms des deux exorcistes.

Tu t’ennuyais. C’était encore pire que la file à l’entrée du parc. Si on pouvait mourir d’ennui, alors tu serais mort une bonne dizaine de fois sans exagérer. Tu détestais attendre en même temps, c’était un véritable supplice, comme si une entité supérieure te punissait pour être aussi sadique avec tes élèves. C’est pas possible, t’avais pas attendu aussi longtemps tout à l’heure, si ? Tu avais déjà oublié. Il n’y avait que ton fou rire que tu n’avais pas oublié. Ca c’était vraiment drôle. Au final, tu pourrais peut-être le refaire. Tu allais vraiment foutre la merde, avec trois exorcistes à tes côtés mais… C’était un défi comme un autre, et tu allais sûrement le relever. Tu souris en entendant Freya te demander ce que tu avais mit dans ton dernier test pour qu’il soit difficile. Ça oui, tu en étais particulièrement fier d’ailleurs, malgré les notes de merde.


« Oh ça ? J’ai fait un test sur toutes les anecdotes que je raconte. Tout est important dans mes cours, les anecdotes que je donne généralement la moitié dorment. Du coup j’espère les avoir motivés à m’écouter la prochaine fois. »

Tu eus un sourire angélique, qui n’allait pas du tout avec ton teint. Ce sourire avait pour signification qu’ils allaient tous morfler s’ils ne faisaient pas des efforts. Tu voulais leur apprendre à ne plus tomber dans les pièges, car s’ils y arrivaient, alors ils pourraient être capable d’éviter certains pièges stupides au lieu de tomber dedans tête baissée. Enfin, vu certains élèves, il y avait du boulot, mais quand même. Tant pis si tu devais jouer les sadiques, puisque c’était ton rôle préféré dans tous les cas. A la bonne heure, votre tour était enfin venu. Tu n’arrivais pas à croire que tu venais une deuxième fois. En plus, le rose dégoulinant de la maison t’écorchait ton œil, c’est sûr qu’il allait fondre avec ce surplus de couleur. Tu aurais tellement voulu voir en noir et blanc, pour ne pas supporter cette avalanche de couleurs criardes qui agressaient les yeux. Cette fois, ce fut un soupir qui s’échappa de tes lèvres, tandis que tu regardas Joie et Bonheur, qui semblaient relativement heureuses. Tant mieux pour elles. Tu avais envie de descendre et qu’elles aillent faire cette attraction seules. Tu voulais partir. Tu jetas un dernier regard à la lumière tandis que le wagon s’élança pour vous plonger, de nouveau pour toi, dans l’obscurité.

Il n’y avait même pas de surprise pour toi, donc tu t’ennuyais profondément, et cette fois tu cherchas les issues de secours des yeux. Quelque chose attira ton attention. Cela faisait un bruit monstrueux, comme si un démon était tout proche d’eux. Tu tournas la tête, et tu éclatas de rire quand tu compris que c’était le ventre de Freya.


« La vache, t’as pas mangé depuis combien de jours exactement ? »

Tu toussas, jusque-là rien de bien méchant. Tu observas Freya du coin de l’oeil. Tu t’étais placé de sorte à ne pas l’avoir dans ton angle mort, et t’assurant que tu ne la voyais pas, et qu’elle ne te voyait pas non plus (tu avais même tourné la tête dans l’autre sens pour en être certain), tu venais de créer de nouveaux tes corbeaux d’ombre, qui s’envolèrent silencieusement pour aller à l’avant effrayer les premiers touristes venus. Tu souris victorieusement lorsque tu entendis des cris de peur, après tout ça pouvait faire partie de l’attraction. Il n’y avait plus qu’à attendre la réaction de Bonheur, Joie et Freya en croisant les bras. Tu comptais même donner une touche de je-m’en-foutisme en t’étirant.

« Une fois c’était marrant mais deux fois… Si c’est drôle de voir les autres se chier dessus. »

Tu ricanas machinalement en continuant de contrôler tes corbeaux pour aller effrayer le maximum de personnes… Et tu poussas le vice plus loin en créant des insectes, pour qu’ils aillent escalader les autres personnes. Ca par contre, ça serait assez marrant. Parce qu’ils n’avaient pas l’air d’avoir assez peur, il fallait donc y remédier. Tu testas aussi sur Freya, faisant en sorte de laisser une araignée monter le long de son bras tranquillement. Toi tu cherchais la merde, ou te prendre un coup mal placé… Mais c’était le seul moyen que tu avais trouvé pour ne pas t’ennuyer, tu faisais tout ça dans la plus grande discrétion, profitant de l’obscurité environnante et du cris des uns et des autres. Tu étais certain que tes insectes allaient avoir un franc succès, et tu souriais d’avance. C’était aussi le moyen le plus radical pour que tu ne penses pas au fait que le wagon pouvait s’arrêter et vous laisser en plein milieu d’un environnement clos et sans issue à tes yeux. Là ça serait moins drôle par contre.
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Dim 26 Fév - 18:31
       

I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town, wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all, I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, are we your prey alone ? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away !
Les piaillements de tes deux collègues commençaient à te taper sur le système, tout en t'offrant un début de migraine. La prochaine fois qu'elles décideraient de t'emmener prendre l'air, tu les emmènera dans un bon p'tit bar bien sympatoche. Si la légende disait vrai, les japonais ne tenaient pas du tout l'alcool. Un verre ou deux et hop, à toi la tranquillité ! Ce plan fut scrupuleusement noté dans un coin de ta mémoire.

Sa réponse te fit éclater de rire. Brûler les copies ? Les faire manger par un chien ? Oh dieux, le contenu desdites copies devait être tordant pour ainsi pousser le sadique à envisager de telles options.
Oh, et si tu lui offrais un chien pour son anniversaire, avec un joli nœud rose autour du cou et une médaille au doux nom de Mange-Copies ? Ah mais. Tu ne connaissais pas sa date d’anniversaire. Tant pis. Après tout, même après trois ans au Japon, tu ne connaissais pas suffisamment tes collègues et camarades que pour prétendre leur offrir un truc pour leurs anniversaires dont tu ne connaissais même pas les dates. Tes relations sociales étaient réduites au stricte minimum, et cela t’allait. Pourquoi s’encombrer d’affection pour des tas de personnes susceptibles de claquer en plein combat ?
Sans que tu ne le veuilles, tes doigts plongèrent dans la poche de ton short, effleurant du bout des doigts les vestiges du papier rituel. Un chien qui mangeait des feuilles de cours, ça te rappelait des souvenirs.

« Des petits démons ? » À nouveau, cela te fit rire, et le souvenir de Managarm s’envola de tes pensées comme tu étais distraite par la réflexion. En tant qu’exorcistes, ce terme ne devrait pas être utilisé aussi légèrement, mais il était vrai que certains te donnaient sérieusement envie de tenter de les exorciser, juste pour voir si un touriste géhennois les prenaient pour un hôtel ou si les parents desdits gosses étaient juste incapable de contrôler des mioches hauts comme trois pommes.

« Moi, tant que ce n’est pas une montagne russe, tout va bien... » Michaël ne semblait pas plus enthousiaste que ça à l’idée de faire la maison hantée, et il fallait dire que les couleurs criardes te faisaient presque regretter de ne pas aimer les coaster et les looping. Non mais vraiment. En quoi était-ce fun d’avoir le coeur qui batte à cent à l’heure et manque de nous faire faire un infarctus, sérieusement ? Tu entendis vaguement l’exorciste aux cheveux blancs marmonner, mais comme tu ne prêta pas grande attention à ce qu’il dit, tu compris sans en être sûre qu’il avait déjà fait un tour de manège fantôme. Pourtant, au vu de son look pour le moins décalé, tu aurais presque pu croire que ce genre d’attraction lui aurait plu. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine.

Ainsi, l’enseignant aimait piéger ses élèves sur de la matière hors syllabus. Intéressant. C’était une idée parfaite, une que tu pourrais même réutiliser. Ils tombaient systématiquement dans les pièges parce qu’ils passaient plus de temps à regarder où mettre leurs pieds plutôt qu’à t'écouter beugler consignes et conseils. Cela les forcerait peut-être à enfin prêter attention à tes récriminations…

« J’ai pas eu le temps de déjeuner, grognas-tu en tapotant ton pauvre ventre tout vide. Dès qu’on sort d’ici, je m’enfile le premier truc comestible que je vois ! » En plus, il devait presque être midi, voire midi passé. Pourquoi ne pas profiter d’une petite bouffe pour faire plus ample connaissance avec cet homme qui semblait infiniment intéressant, point de vue méthode d’enseignement.

Votre enfilade de wagonnets avançait avec plus de lenteur qu’au début, histoire de vous laisser le temps d’admirer les portes qui gémissaient sous les coups qu’un pseudo-fantôme ou autre créature assénait dessus comme s’il voulait absolument quitter la pseudo-pièce dans laquelle il était. Elle n’était pas très impressionnante, comme maison hantée. Les traditionnels jeux de miroirs et leur mariée fantôme, les tableaux qui changeaient d’apparence lorsque les éclairs les illuminaient, un nouveau passage dans le noir où les gens s’amusaient à crier d’épouvante pour faire croire aux autres qu’il se passait quelque chose, et des araignées velues. Classique, quoi.
Hum ?
DES ARAIGNÉES VELUES ?!
Car oui, ce n’était pas le frottement de tes cheveux que tu sentais sur ton bras mais bien cette sale bestiole qui te prenait apparemment pour un mur d’escalade. Oh non. Non non non non. Même si tu gérais plutôt bien la plupart des bestioles, les araignées restaient les plus repoussantes qui soient, avec leurs excédent de pattes et leurs toiles visqueuses, puis leur manie de se mettre en embuscade dans les endroits les plus étranges qui soient. Tu aurais adoré sortir ton glock pour la faire éclater plus loin, mais de un, tu étais dans une attraction, de deux, ce n’était pas un démon donc tu risquais de te faire sévèrement remonter les bretelles. « Ça va être ta fête... » Tu mourais d’envie d’étriper Phélès et les concepteur de sa foutue maison hantée pour avoir flanqué des ARAIGNÉES dans l'attraction. Si ce n’était pas du vice, alors tu es la Saint Vierge. Avec une grimace de dégoût infini, tu éjectas la bestiole dans le noir et essuya frénétiquement ta main sur un mouchoir en papier tiré hors de ta poche.

Tes yeux se plissèrent. Vous étiez toujours dans l’obscurité, mais il y avait des choses au début du petit train. Des choses qui passaient bien trop près des visiteurs que pour que ce soit safe et prévu par l’attraction. Des démons ? Possible. C’était un environnement qui devait sacrément leur plaire, après tout. Obscurité, cris, peur. Le mélange parfait. Ta main te démangeait de dégrafer ton holster et de dégainer ton arme. « Hey, Michaël… y a pas un truc louche dans cette attraction ? Je veux dire… d’un peu trop démoniaque pour l’Assiah ? »

ScaryLand.
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Baël
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Lun 27 Fév - 0:07
       



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Baël & Freya
Quand quelqu’un hurla, tu manquas de t’étouffer tellement tu te retenais de rire. Pour toi, ce n’était qu’un immense jeu pour passer le temps bien sûr. Tu éprouvas l’intense satisfaction de faire crier Joie et Bonheur qui devinrent Peur et Panique lorsque tes amies grimpaient sur leurs bras pour leur faire une petite surprise. Une sale race tu étais. Le sourire aux lèvres tu avais. Décidément, cette journée ne serait pas si désastreuse que ça tant ça t’amusait. Faire le con aurait forcément ses conséquences mais pour le moment, tu t’en fichais comme de ta première chaussette. Tu étais presque refait. Enfin, jusqu’à ce que tu sentes un truc sur ta jambe et tu sursautas en la secouant comme un demeuré pour éjecter l’araignée. Ta propre araignée. Tu venais de te faire peur tout seul. Décidément tu étais vraiment con.

« Saloperies de... »

Il fallait que tu joues la comédie toi aussi. Enfin tu n’avais pas trop à forcer puisque tu venais d’avoir peur. Mais quel crétin tu faisais, pas possible de faire plus couillon que toi au final. Ca valait peut-être le coup mais tu te sentais réellement ridicule. S’il fallait, Freya allait te charrier parce qu’elle avait vu que tu venais de sursauter, et tu en entendrais parler pendant longtemps. Ou pas. Le ridicule ne tue pas, tu serais mort avant même de sortir de ce parc. Puis tu éclatas finalement de rire, à cause de ta propre bêtise mais aussi à cause des gens qui hurlaient de terreur. Au moins grâce à toi la maison hantée subirait un petit coup de boost, et malgré le rose pétant licorne fraise tagada, ça faisait toujours aussi peur. Quoique, le rose pétant licorne fraise tagada était la seule chose qui te faisais flipper. Ca et ne pas savoir où étaient ces foutues sorties de secours. Oui tu y tenais, mais il fallait bien sortir, surtout après cette panique passagère que TU avais provoquée, surtout s’il y avait un problème plus grave. Tu entendis à moitié Freya, et tu tournas la tête vers elle.

« Hein ? »

Très éloquent, merci Baël. Tu essayas de te souvenir de ses premiers mots. Il était question de Michaël, donc toi, donc elle te parlait. Ensuite, qu’il y avait un truc louche ici. Bah oui, mais tout était louche dans ce parc donc ça ne changeait pas vraiment de tout ce qu’on peut voir dans cet espace, avec le rose fushia dégueulasse là. Puis ça parlait d’un truc démoniaque, et c’est ce qui te fis tiquer pour te faire redevenir sérieux. Tu avais toute une palette d’expression à utiliser dans ce genre de cas, et là tu avais l’air sérieux dans les cas où une menace démoniaque était dans le coup. Le sourcil froncé, fixant Freya, tu étais plutôt convaincant d’ailleurs.

« Tu veux dire… Qu’un démon aurait réussi à entrer dans l’enceinte du parc ? Pas possible, il est bien gardé. »

Faire cogiter ta collègue était pour le moins intéressant. Il ne fallait pas qu’elle voit que c’était toi, mais comme tes corbeaux ou tes araignées t’agressaient aussi, au moins ça te rendait encore un peu plus crédible. Surtout quand l’un des corbeaux vint te percuter en pleine tête, te faisant râler et pas de la plus gentille qui soit.

« Je sais pas qui est le con qui a foutu des oiseaux ou des araignées… S’il faut c’est ce crétin de narcissique qui a foutu ça pour terroriser les visiteurs… J’te jure. »

Quelque part, tu venais de te traiter de con. Tu avais vraiment envie de rire, de faire le con et de faire le plus peur aux gens. Quoique tu n’avais pas envie qu’un ne meurt d’une crise cardiaque. Avec l’araignée ç’aurait dû faire l’affaire pourtant. Tu gardais cet air neutre mais sérieux en même temps, avant de tourner les yeux vers l’avant du wagon. Il devait y avoir trois ou quatre rangs vous séparant, ce n’était pas non plus quelque chose d’immense. Le fait de voir les gens gesticuler dans tous les sens te divertissait beaucoup, mais il ne fallait pas non plus qu’ils s’échappent. Si c’était le cas, tu partirais aussi parce que tu ne pouvais pas vraiment rester trop longtemps dans un endroit clos. D’ailleurs, tu sentais que l’arrêt du wagon n’était pas loin tant les gens se débattaient. Tiens ? Tu avais créé autant d’araignées sans t’en apercevoir ? Fort bien, merci pouvoir qui n’en faisait qu’à sa tête. Saloperie. Tu secouas la tête en reportant ton attention sur Freya, plissant l’oeil à cause de la couleur qui t’agressait la rétine. Mephisto, tu allais lui arracher les yeux avec ses couleurs affreusement girly. Au bûcher.

« Tu veux qu’on arrête le wagon et qu’on inspecte les lieux ? Enfin, ça serait toujours mieux d’attendre qu’on finisse le tour pour ne pas créer une panique générale. »

Surtout tu voulais sortir, mais ça tu te gardais bien de le dire… Même si tu devrais y retourner avec ton idée brillante. Tu aurais pu demander à Peur et Panique de le faire, mais Freya aurait sûrement envie d’y aller, et tu l’accompagnerais bien entendu, pour ne pas te défiler. Il ne s’agirait pas de te forger une mauvaise réputation aux côtés de la jeune fille. Quoique cela serait assez dérangeant… Parce que tu ne voulais pas te battre. Assez-t-il tout étant, c’étaient tes créatures donc elles t’obéiraient. Pas besoin de se battre. Mais oui c’est clair. De plus, il n’y avait aucun démon dans le parc. Sauf toi, mais toi tu es l’exception qui confirme la règle. Tu es un démon gentil qui ne veut pas attenter à la vie de tes camarades, même si tu penses fort par moment à les étrangler dans leur sommeil. Tu ne l’avais encore jamais fait.

Dans tous les cas, tu attendais la réponse de Freya, tout en priant pour que l’attraction se termine vite. Tu avais cette sale impression que le wagon avait ralenti, t’éloignant de la sortie. Vite bordel, sinon tu allais vraiment massacrer quelqu’un avec tes ombres, et tu n’avais pas spécialement envie de faire sauter ta couverture parce que tu étais resté trop longtemps dans un endroit clos. Pour penser à autre chose, tu regardas ta collègue avec un sourire.


« Alors qu’est-ce que tu en penses Freya ? »
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Freya-G. Brísingar
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Lun 27 Fév - 11:09
       

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Les hurlements commençaient à devenir bien trop forts que pour que ce n’en devienne inquiétant. Quelque chose clochait dans cette attraction et, à moins que Phélès soit encore plus tordu et vicieux que ce que tu ne le pensais, ces choses qui s’amusaient à effrayer les pauvres visiteurs n’étaient pas prévues au programme. Près de toi, l’exorciste aux cheveux blancs se mit à s’agiter. Un ricanement t’échappa malgré toi. Ainsi, il n’était pas copain avec les araignées. C’était toujours bon à savoir, même si cette information ne serait probablement jamais utilisée.
Te mordillant les lèvres pour ne pas laisser transparaître ton dégoût, tu te mis à tâter le sol du bout des doigts. Il faisait sombre et tu aurais largement préféré pouvoir te contenter de regarder le sol, mais si tu voulais confirmer tes doutes, c’était plus simple d’y aller à la main. Littéralement.
Eurk.
Avant qu’elle ne commence à escalader ton bras en mode alpiniste peinarde, tu n’avais pas senti cette araignée. Pourtant, si elle venait du sol ou de sous le siège, endroit logique où une de ces fichues bestioles de l’enfer - tu soupçonnais presque Satan d’être à l’origine de ces sales créatures tellement elles étaient vicieuses et démoniaques - aurait pu tisser sa toile, histoire d’être placée à un endroit stratégique pour faire chier de pauvres jeunes femmes. Tes doigts effleuraient à peine le sol, le wagonnet n’étant pas prévu pour une telle gymnastique, mais il n’y avait aucune trace de population grouillante. Pas de toile d’araignée sous la banquette non plus, l’espace n’étant pas creux. En même temps, c’était vraiment trop rose comme endroit, et même les insectes et autres choses dégueulasses avaient un certain instinct de survie.

Parce que tu ne trouvais aucune trace d’un quelconque QG maléfique arachno et que Michaël avait lui aussi trouvé l’une de ces bestioles dotées de bien trop de pattes que pour être sympathiques, tes soupçons furent encore plus forts. Peut-être étais-tu tout simplement paranoïaque, mais quelque chose te disait que les araignées et les choses non identifiées qui frôlaient les wagonnets de tête n’étaient pas prévues à la base dans l’attraction et n’étaient peut-être pas du fait de Mephisto non plus.
Ou alors il était vraiment tordu et plus “Baal” qu’il ne voulait le laisser transparaître. Même s’il avait la confiance de la majorité, tu craignais tout de même un piège. Après tout, il dirigeait la branche japonaise de l’Ordre, il serait facile pour lui de nous écraser s’il le voulait.
Non, tu devais vraiment apprendre à mettre ta paranoïa en veilleuse, ça devenait urgent, là. Si tu n’arrivais même pas à faire confiance au chef de la branche locale, alors en qui d’autre pourrais-tu avoir confiance ? Certes, il était un rejeton de la Géhenne, mais il combattait les siens, faisant des ravages dans les rangs ennemis.

L’exorciste n’avait pas tort. Le parc était bien gardé. Après tout, Mephisto avait intéret à bien protéger son simulacre de Disneyland s’il ne voulait pas passer son temps à perdre sa fortune dans les réparations. Un démon et un exorciste dans une même place, forcément ça laisse des traces, genre bâtiments démontés et pavés explosés. « Mmh... »
Quelque chose plongea vers toi et tu bénis tes réflexes, baissant la tête. Une exclamation surprise suivie de râles injurieux te firent comprendre que l’autre n’avait pas eu autant de chance. Oops. « Je ne pense pas que ce soit Phélès… engluer les gens dans de la barbe-à-papa, oui, mais des araignées et des oiseaux, ça ne lui ressemble pas. » À moins que lesdites bestioles grimpantes, rampantes et volantes soient couleur fraise tagada à paillettes, mais il faisait trop noir que pour vérifier.

Le petit train, qui n’allait déjà pas aussi vite que tu l’espérais tant l’envie de quitter cette attraction de malheur devenait forte, ralentit subitement et s’arrêta. Oh non. Non non non non. Tout mais pa ça. Pitié. Y a des araignées, merde. Sortez-nous de là. « Votre attention s’il vous plaît. En raison d’un dysfonctionnement du système, l’attraction est momentanément arrêtée. Veuillez garder vos mains et vos pieds à l’intérieur de votre chariot. Merci pour votre patience. L’attraction reprendra bientôt. » « Soit une entité supérieure a entendu ta question et a décidé de répondre l’inverse de ce que je voulais, soit… voilà. » Waouh. Quel raisonnement spectaculaire. Néanmoins, tu mourrais d’envie de sortir de ce fichu wagonnet et d’aller farfouiller. Tu en étais presque certaine, il y a avait du démon là-dedans. Mais si tu commençais à farfouiller, les deux têtes en l’air qui t’avait tirée hors de ton stand de tir chéri pour passer la journée à MepphyLand viendraient s’ajouter, bye-bye la discrétion, bonjour les gros ennuis. Les spots de veille s’allumèrent, éclairant à peine les lieux. Néanmoins, tu distinguais les escaliers de sécurité sur les côtés. Au moins, Phélès avait eu le bon sens d’en mettre. « Je pense que le système a décidé pour nous. Mais avant... » Dégrafant ton holster, tu dégaina ton arme et, d’un coup précis malgré la semi-obscurité, tu abattis la crosse sur la tempe de la première exorciste, la plus proche, la seule à pouvoir remarquer que tu quitterais l’attraction, l’envoyant faire un gros dodo. Elle ne serait qu’assomée et se réveillerait dans peu de temps vu que tu n’y avais pas non plus mis assez de force que pour l’envoyer au tapis pour le reste de la journée. Tu aurais dû, mais ça aurait paru suspect vu que tu n’aurais pu t’empêcher de fuir ce parc de malheur dès la sortie en vue. L’autre exorciste était hors de portée, mais elle serait bien trop occupée avec celle qui faisait un dodo forcé que pour remarquer ton absence, surtout vu l’obscurité.
Enjambant précautionneusement le rebord, tu grimpa sur l’escalier de secours et remis ton arme dans son holster. En tant que Dragon, tu ne pourrais utiliser ton arme tant que des gens se trouvaient dans l’attraction. Des coups de feu, ce n’était pas la chose la plus discrète au monde. Tu ne connaissais pas les qualifications de Michaël, mais tu espérais qu’il soit plus utile que toi, sur le coup. « Prêt pour une petite balade ? » Sans attendre ta réponse, tu grimpas les marche pour arriver à hauteur du wagonnet de tête. N’ayant pu mettre la main sur l’une des araignées -et dieu merci, d’ailleurs-, il te fallait t’attaquer aux zozios qui continuaient de faire mumuse au début du train.

ScaryLand.
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Baël & Freya
Tu te demandais si ton gag était allé trop loin pour faire paniquer autant. Enfin, les araignées faisaient toujours leur petit effet… Les garces. Parce que oui, même si tu jouais avec, cela ne voulait pas dire que tu les aimais, très loin de là. Non non, tu étais plus du genre à souhaiter brutalement leur mort, et tu attrapas celle qui te grimpait sur l’épaule pour l’écraser dans ta main et la faire retourner à l’état du néant. Un sourire étira tes lèvres en écoutant la demoiselle près de toi. Elle ne pensait pas que c’était Méphisto… Bien sûr que non puisque c’était toi, mais tu te gardais bien de lui dire, même si c’était une petite farce. Pourtant tu fus du même avis qu’elle et tu hochas la tête positivement.

« Ouais, c’est pas son genre de faire des coups vicieux comme ça. Quoique... »

Tu révisais ton jugement, car c’était possible qu’il soit aussi vicieux. Tu le connaissais depuis longtemps, tu savais comment il était l’enfoiré quand il voulait. La sale bête. Aussi vicieux que tes araignées. Oh ça va, tu aurais pu faire pire, mais dans une maison hantée, un cheval d’ombre ça ne passait pas spécialement. Trop gros pour un endroit aussi petit. Une idée te vint en tête. Et si tu terrorisais le parc ? Ca mettrait tous les exorcistes en alerte ! Le seul qui serait au courant c’est Méphisto, il t’engueulerait, tu n’en aurais rien à cirer, et tu partirais parce que tu t’en fous de ce qu’il raconte. Il va être énervé, toi aussi, et tu risques de disparaître un temps parce que tu ne supportes pas qu’on te fasse des réflexions. Bon. Lui était roi dans la Géhenne. Pas toi. Donc est-ce que tu lui devais un petit peu de respect ? Moui. Sans doute. Mais qu’est-ce que ça t’emmerdait. La question était : Est-ce que tu as envie de faire chier Méphisto ? Honnêtement, toujours, mais tu pesais toujours le pour et le contre. Ca dépendrait comment Freya s’en sortirait face à tes créatures… Ou alors elle aussi, tu essayerais de la faire tourner en bourrique. Décidément, tu n’épargnais personne.

Tandis que tu réfléchissais, tu sentis que le wagon était prêt à s’arrêter, puis il s’arrêta. A ce moment-là tu repensas à la scène dans Star Wars lorsque Dark Vador dit à Luke qu’il est son père, et que Luke fit « Non, ce n’est pas vrai… NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON. » Tu te sentais exactement pareil, sauf que là, Dark Vador était une maison hantée et un wagon. Merde. Ce n’était pas prévu ça, mais tu aurais pu t’en douter. Non même pas, pour toi ça passerait crème, après tout ç’aurait pu être simplement des bestioles de l’attraction, comme on pouvait voir dans d’autres parc du monde entier… Du moins tu le supposais. Sérieux, tu n’étais quand même pas le seul mec vicieux sur cette Terre, si ? Tu refusais de le croire ! Dans tous les cas, le wagonnet s’était arrêté, les visiteurs avec, et tu n’étais pas d’accord. Quoique, tu n’étais jamais d’accord donc ça réglait le souci d’emblée. Enfin là, disons que tu étais moins d’accord que d’habitude. Tu écoutas distraitement Freya, ton œil posé sur l’escalier de secours. Ta porte de secours ne devait donc pas être loin. Hallelujah !

Ou pas tellement, puisque tu te souvins de la proposition faite plus tôt, d’inspecter les alentours. Argh mais quel couillon tu faisais. Tant pis, tu savais comment sortir d’ici rapidement. En mode ni vu ni connu j’t’embrouille. Tu tournas la tête pour répondre à la miss et tu la vis abattre la crosse de ton arme sur la tête de sa collègue. Tu ne pus te retenir et tu éclatas de rire. Tu devais bien être le seul dans ce cas mais c’était tellement comique et tu ne t’y attendais tellement pas que c’était plus fort que toi. Tu arrivas néanmoins à te calmer, même si tu revoyais la scène et tu te mordis la lèvre pour ne pas repartir dans un fou-rire. Il n’empêche que même si la maison hantée t’emmerdait profondément, tu passais au final un bon moment. Il se passait trop de choses et toi ça te faisais rire. Tu devais être sûrement le seul à rire dans ce genre de situation, et tu te demandais si ça n’allait pas te pourrir ta couverture… Après tout non, pourquoi on te cramerait comme ça ? Rire du malheur des autres, ce n’était pas l’exclusivité des démons. Tu connaissais des humains qui étaient également des sales races, donc bon. Tu souriais paisiblement en décidant de suivre Freya hors de vos places, toujours aussi tranquillement comme si toi ça ne t’inquiétait pas. Tu avais toujours mille et une excuses en stock en magasin pour justifier ton calme olympien.


« J’espère qu’on va pas rester trop longtemps, c’est cette maison qui est pas nette et qui pue la merde. »

C’est flou, c’est vague et pas trop opaque. Ton côté râleur était de retour… Et ton côté taquin aussi. Alors tu claquas discrètement des doigts pour que les oiseaux et les araignées disparaissent, et tu attendis patiemment les réactions des pauvres humains. Tu eus un sourire en coin.

« C’était quoi exactement ? », fit une personne à l’avant.

« Je sais pas… C’était des oiseaux, peut-être des corbeaux ? Il n’y en a plus on dirait. », répondit une autre personne.

« Ca faisait partie de l’attraction vous croyez ? Ca a l’air trop… Obscur pour ce genre d’environnement... », lança une autre voix.

C’était tellement vrai, c’était pas assez Méphistophélèstien pour que ça fasse partie de l’attraction, et tu t’avanças vers ces personnes tranquillement à l’avant du wagonnet pour les interroger. Une personne cria en te voyant et te mit un violent coup de sac. LA GARCE. Tu te retins pour ne pas l’envoyer jouer dans les cieux, et tu pris sur toi. Tu fronças les sourcils en l’entendant parler.

« Un démon !! »

Tu la fixas un instant en haussant un sourcil, manquant de peu de lui sortir un cinglant: Mais ta gueule grognasse. Heureusement, tu n’en fis rien et tu pris une inspiration pour ne pas lui balancer à la tête ce qui te passait par l’esprit. Poli. Courtois. Sympathique. Du moins autant que tu pouvais en faire preuve.

« Ecoutez madame, c’est assez vexant que vous me compariez à un démon. Je suis exorciste et je fais partie de l’ordre des chevaliers de la Croix-Vraie. C’est mon look qui vous dérange ? Je peux tout simplement vous laisser vous démerder si vraiment il y avait un démon. Avec vos conneries vous allez paniquer tout le monde, c’est ça que vous voulez ? Alors la ferme et laissez-nous faire notre boulot. »

Tu te retins de conclure par un somptueux : Connasse. Ou alors lui dire : Les mots me manquent pour vous dire à quel point j’ai envie de vous massacrer. Une veine pulsait sur ton front et c’était elle que tu avais envie de massacrer. Tiens bah elle, elle allait casquer encore plus que les autres. Calme-toi Baël. Si tu t’acharnais sur elle, ça paraîtrait suspect. Oh, elle, tu allais la torturer pour avoir dit ça, mais sur le long terme. Ta bonne humeur avait laissé place au vice et au sadisme. Pour le coup, tu avais eu peur qu’elle te démasque… Après tout, tu n’étais pas quelqu’un de passe-partout et on te remarquait beaucoup. Tu changeais souvent de nom quand tu disparaissais un temps pour réapparaître, et tu faisais tout pour brouiller les pistes. Tu t’éloignas un peu pour faire mine d’observer les alentours, et de nouveau du claquas des doigts pour cette fois faire apparaître des serpents. Elle t’avait chauffé l’autre là, alors ça allait chier. Tu cherchas ensuite Freya des yeux, ayant remit ton masque d’exorciste sur le visage en laissant celui de démon sadique de côté.

« Si nous avons vraiment à faire à un démon, ça n’a pas l’air dangereux… Il a l’air de seulement vouloir s’amuser. Ca existe les démons farceurs ? »

Tu étais sérieux, tu ne souriais plus. Voilà ton masque d’exorciste. Tu faisais simplement ton boulot. C’est comme si tu traquais vraiment un démon que tu devais éliminer, même si ici le démon en question, c’est toi. Pas question de t’éliminer, et puis quoi encore ? Tu entendis de nouveau une personne crier, cette fois de douleur. Tu esquissas l’ombre d’un sourire sinistre, bien vite perdu pour retrouver un visage neutre. C’était l’autre connasse qui t’avait fichu un coup de sac dans la tête. Bien fait, si un de tes serpents l’avaient mordu. Heureusement, ce n’était qu’une morsure, sans venin et sans risque. Puis une autre personne cria, elle aussi mordue. Il ne faudrait pas que ça passe pour de l’acharnement et que ce soit de ta faute car si tu t’occupais seulement de cette femme, alors ça paraîtrait forcément suspect, ce que tu ne voulais pas. Tu continuais à brouiller les pistes, tout en réfléchissant à comment finir en beauté sans te faire prendre.

« Pas si farceur que ça s’il a possibilité de faire attaquer ses créatures... Saloperie ! »

Tu sifflas de douleur quand l’un des serpents te mordit à la jambe. Il fallait que tu sois crédible aux yeux de Freya après tout, même si au fond ça ne te faisait pas plus mal que ça. Tu aurais pu être comédien, avec la palette d’expressions que tu avais à disposition.
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Freya-G. Brísingar
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(www.) L'appel du bar ❞ – ft. Renzô
(www.) Mise au point ❞ – ft. Saiki
Exorciste Moyen de Seconde Classe † Dragon & Dresseur
          
Mar 28 Fév - 19:25
       

I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town, wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all, I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, are we your prey alone ? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away !
Décidément, il se passait des choses vraiment étranges dans cette attraction. Enfin, après tout, au vu de l’ambiance, il était étonnant que ça ne soit pas depuis longtemps un nid à démon. Quoique, Phélès devait être assez prudent avec ça, histoire d’éviter la destruction de son précieux parc rose et dégoulinant. Mais si jamais des démons avaient effectivement réussi à s’introduire à Mepphy Land pour faire mumuse, alors tu remerciait le ciel pour cette phobie des montagnes russes qui t’avait menée jusqu’à la maison hantée.
Et comme tu l’avais dit ce matin, les démons s’en carraient complètement de la notion de jour de détente. Pas de repos pour le monde de l’ombre ! « Il a peut-être l’air inoffensif mais il reste un démon, qui sait ce qui peut bien lui passer de temps à autre dans la tête ? » avais-tu marmonné plus pour toi-même qu’autre chose. Qui sait, il avait peut-être des caméras de surveillance infrarouges et était occupé à se foutre des barres de rire en matant allègrement les écrans transmettant notre petite aventure dans son attraction rose démoniaque.

Alors que ton arme s’abattait sur la tempe de l’exorciste piaillante, un éclat de rire te fit tourner la tête vers Michaël, qui semblait mort de rire. Wow. En quoi était-ce drôle de voir quelqu’un envoyer quelqu’un d’autre dans les pommes pour ne pas l’avoir dans les pattes ? Ah, il était vraiment étrange comme gars. Mais bon. Exorciser les démons exorcisait peut-être aussi les neurones au passage, chez certains specimens. Ou bien Mike était du genre sado, à aimer voir les gens souffrir et se foutre de leur gueule en prime. Bah. Pourquoi pas. S’il était aussi exécrable avec ses étudiants, pourquoi ne le serait-il pas dans la vie de tous les jours avec le commun des mortels ? « Mais chhht ! Tu veux attirer l’attention de tous les autres ploucs sur nous ou quoi ? Et on restera le temps qu’il faudra… j’imagine pas le savon qu’on nous passera si jamais il y a effectivement des démons et qu’on se serait contentés de faire notre tour de manège en mode tranquillou. » Dans l’obscurité, quelque chose se modifia et tu plissas les yeux. Malheureusement il faisait trop sombre, mais tu en aurais mis ta main au feu : les oiseaux à la con, là, s’étaient volatilisés. D’ailleurs, tu ne fus pas la seule à le remarquer, et les gens commencèrent à s’agiter, les questions fusant. Vous n’étiez pas dans la merde. Pas du tout. Et voilà que ton collègue grimpait les marches pour atteindre la tête du train à l’arrêt. l’exclamation qui échappa au premier à l’apercevoir faillit te faire mourir de rire, et l’agacement de l’homme fut encore plus risible. Non mais vraiment, il s’attendait à quoi d’autre comme réaction, vu son accoutrement et son apparition subite hors de l’obscurité ? Toi aussi, si tu avais été une humaine aveugle et ignorante des démons, tu aurais réagi ainsi. Et puis, ça collait bien à l’environnement, sur le coup.
Alors que Michaël débitait d’une traite le pourquoi du comment et tous les détails qui allaient avec, tu abattis ta main sur son crâne. « Ce que mon collègue essayait de dire, c’est que nous sommes l’équipe technique et qu’il semblerait qu’un nichée d’oiseaux se soient installée dans l’attraction, raison pour laquelle le système a cessé son activité. » Poussant un soupir, tu lanças un regard noir à l’exorciste. Non mais vraiment. Il valait mieux ne pas trop parler de l’Ordre, histoire de ne pas créer de panique générale.

Un démon farceur ? Ça devait probablement exister, mais ils étaient alors de loin les moins fréquents. Certains étaient plus bêtes que méchants, d’autres ne voyaient pas plus loin que le oooh, c’est appétissant les humains ! et certains se contentaient d’attaquer, quasiment programmés pour ça et pour rien d’autre. Mais des farceurs, nope, tu n’en avais jamais rencontrés. Un cri de douleur te sortit de tes pensées et tu dégainas sans réfléchir ton arme. Tu ne voyais plus rien dans la semi-obscurité, mais tu sentais que quelque chose clochait. Tu mourrais d’envie de tous les faire sortir du train mais si tu faisais ça et qu’un démon se planquait, il risquait bien de te filer entre les doigts durant le mouvement de foule. Un nouveau cri brisa le silence et tes doigts se serrèrent sur la crosse de ton arme. Tu en savais plus quoi faire. Jurant à haute voix dans ta langue natale, tu te penchas par-dessus les wagonnets, t’excusant platement auprès des occupants, prétextant chercher les pressoirs de sécurité pour tâter le sol.
Putain de pénombre.

Michaël siffla de douleur et tu abandonnas ta recherche pour t’intéresser à lui. « Je peux ? » Sans même attendre sa réponse, tu t’agenouillas prudemment dans les escalier et tâtas la plaie. Si c’était une blessure due à démon, tu n’étais malheureusement pas qualifiée pour la soigner. « Je ne suis pas soigneuse, il faut évacuer les gens ! Si c’est une de ses sales bestioles échappées de la Géhenne, ces gens sont en danger ! À moins que… quelles sont tes spécialisations ? » Avec un peu de chance, il serait à même d’aider les gens blessés. Un instant, le regret d’avoir assommé l'exorciste soigneuse t’assaillit, mais tu te repris bien vite. Elle n’aurait fait qu’être dans tes pattes. Puis une pensées insidieuse vint te titiller. N’avais-tu pas sciemment écarté du combat quelqu’un en pleine possession de ses moyens, tout comme on t’avait autrefois écartée en plein examen ?
Non. Tu l’avais assommée. Ça ne lui ferait aucun tort si elle pensait juste s’être évanouie.

ScaryLand.
— it's time for a ride —


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Baël
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Prince des Ombres
          
Mer 1 Mar - 10:54
       



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Baël & Freya
S’il y avait une chose que tu n’aimais pas, c’était les remarques en tout genre. Alors tu fis la moue en écoutant Freya te réprimander… Enfin, si on peut appeler ça comme ça. Tu ne fis aucun commentaire, ressassant ses paroles dans ta tête, bloquant sur le : on restera le temps qu’il faudra. Il faudrait que tu prennes sur toi, tout simplement, et ne pas criser comme un enfant de cinq ans. Parce que tu n’étais pas, un enfant de cinq ans, même si parfois, on peut avoir de sérieux doutes… Tu savais être relativement mature, responsable et… C’est vrai que Baël à côté de mature et responsable, ça n’allait pas excessivement bien ensemble. Enfin, si Mephisto t’avais confié un poste, c’est qu’il avait un minimum confiance en toi non ? Tiens c’est vrai ça. C’est une bonne question.

Assez-t-il tout étant, tu ne fis que des gaffes puisque Freya te colla son poing dans la tête, ce qui te fis grimacer. Encore une fois, tu renonças à t’énerver, et tu préférais reporter ton attention sur les environs. Tes yeux s’étaient habitués à l’obscurité qui ne te dérangeait plus vraiment, tu savais te diriger dans le noir, car tu préférais nettement plus la nuit au jour. Déjà la nuit, pas besoin de supporter les cons, et surtout pas besoin d’aller dans des endroits bizarres comme ici. Enfin tu l’avais bien mérité, à force de jouer des tours aux autres, le karma t’était revenu en pleine figure. Tant pis, tu assumais, et tu détestais ça, assumer d’ailleurs. Tu ne préféras pas répondre à ce que l’exorciste venait de te lancer comme regard, ne voulant pas te battre avec elle, du moins pas dans l’immédiat. A vrai dire, tu ne l’avais même pas capté quand elle s’est rapprochée de toi, et tu ne cherchas même pas à te justifier en disant que c’est l’autre qui avait commencé. Parce que c’est vrai. Tu tuais les démons, pas les humains. Tu faisais chier les humains, mais tu ne les tuais pas.

La seule chose qui pourrait te faire plaisir actuellement, c’est que dehors, ce soit le déluge. Pluie, vent, orage, bref tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un déluge, quoi. Genre tempête, cyclone, ouragan, ce genre de choses. Puis quelque chose te frappa, au sens figuré du terme. Tu t’étais laissé fait mordre par ta petite créature pour être crédible. Tu ignorais complètement si les morsures étaient différentes de démon à humain et de démon à démon. Tu te mis à prier pour que ta couverture ne soit pas percer à jour. Pour le coup, tu étais vraiment très con, à oublier ce genre de détails vraiment importants, et ça te fit légèrement paniquer. Heureusement, dans la pénombre, si on voyait que tu allais mal, on pourrait mettre ça sur le compte de l’ambiance pesante et de la morsure. Tu ne dis rien lorsque Freya se pencha pour observer la plaie. C’était une plaie causée par un serpent. Les tiens, hormis leur couleur noire, agissait, attaquait et faisait autant mal qu’un véritable serpent, alors oui, ça faisait un mal de chien. Puis elle te demanda tes qualifications, ce qui te pris au dépourvu pendant un instant. Merde. Bon, garder la tête froide Baël, rester calme et agir comme tu l’avais toujours fait : avec professionnalisme dans ces cas-là. Elle n’allait pas découvrir ton petit secret.


« Dragon et Paladin… Et ne viens pas me reprocher que j’ai rien sur moi, je pensais pas qu’on serait attaquer dans ce parc soi-disant en sécurité. »

Tu n’avais en effet pas envie de débattre sur le pourquoi du comment tu n’avais ni un sabre, ni un pistolet pour te défendre. L’oubli est une erreur, et l’erreur est humaine, et tu étais humain, n’est-ce pas ? Tu grimaças légèrement en tournant les yeux autour de toi. C’en était trop. Tu avais voulu jouer, ça s’était retourné contre toi et tu menaçais de dévoiler l’existence d’un démon parmi les humains. Tu avais toujours un plan de secours au cas où ton petit secret serait découvert, et ça ne plairait à personne, sauf à toi, même si tu risquais gros. Pour le moment, les dés ne sont pas encore jetés et tu n’étais pas encore découvert. Alors action réaction, réagit et ne te fais pas attraper. Il n’y aurait pas que toi qui serais dans de beaux draps, et bon, même si c’était un clown, tu en devais une à Mephisto puisqu’il t’avait intégré à l’académie. Tiens d’ailleurs, c’était pas une des conditions, de rester tranquille ? Sûrement, tu avais oublié… Ou plutôt, tu t’en foutais comme de l’an quarante. Alors autant prier pour qu’il ne le sache pas.

« Je vais aller demander aux techniciens de rallumer la lumière. Même si ça explose la rétine, au moins on saura où on va aller… Reste avec les gens, tu seras plus utile que moi armée. Je reviens dès que c’est fait. »

Tu n’attendis pas sa réponse, mais vous n’alliez pas attendre 150 ans coincés dans cette attraction, il fallait prendre les devants maintenant. Tu étais véritablement inquiet, et machinalement tu jetas des éléments de ton cosplay, soit tes cornes. Puis tu te ravisas, et tu revins les prendre dans ton sac, la seule chose que tu avais daigné de prendre, pour les ranger dedans. Il ne s’agirait pas de te faire accuser à cause d’un oubli stupide. Tu te passas une main dans ta tignasse blanche en soupirant. Tu étais inquiet, c’était une chose. A aucun moment tu ne regrettais ce qu’il s’était passé. Enlevant ton cache-oeil noir, tu en mis un blanc tout à fait banal. Là au moins, tu étais plus habillé en gothique qu’en « démon », et ça ne ferait pas peur, en théorie, aux techniciens dès que tu l’aurais trouvé. Il était peut-être temps que tu arrêtes tes conneries et que tu te consacres seulement au but que tu t’étais fixé. Quoique… Tu étais assez suicidaire sur les bords au final, même si tu ne le relevais pas. Voilà ce qui arrivait quand un démon n’était pas d’accord avec la hiérarchie. Ca lui donne des plans stupides en tête, comme toi actuellement.

Tu secouas la tête, manquant de te prendre un de ces miroirs, et tu faillis l’exploser d’un violent coup de poing. Ok cool, tout va bien, tu es calme. Ne va pas alimenter le fait qu’il y aurait potentiellement un démon dans cette attraction. Tu soupiras, en cherchant la sortie, et tu faillis courir lorsque tu vis enfin la lumière au bout du tunnel, qui ne signifiait non pas ta mort mais la libération. Alors seulement là tu allas voir le technicien en marchant plus ou moins normalement. Heureusement que ton serpent d’ombre avait les propriétés d’un vrai serpent et que sa morsure reste inoffensive, hormis la douleur sur le moment.


« Hey faut que vous rallumiez dedans, tout de suite. »

Le ton que tu employais était sans appel et sans pouvoir négocier également. Le technicien hocha la tête positivement et fit quelques choses dans sa cabine, sûrement pour rallumer les lumières. De nouveau tu soupiras, tandis que tu allas t’assoir en remuant lentement ton pied, bien content d’être sorti, et malheureux que ce ne soit pas le déluge. Tu n’avais pas envie d’y retourner. Freya pouvait bien évacuer les gens seule ? Au pire tu lui dirais pour ta claustrophobie, histoire d’avoir à te justifier… Pour une fois que quelque chose chez toi était vrai. Tu te sentais comme le petit garçon qui criait au loup. Il mentait, mentait, mentait, jusqu’à ce que plus personne ne le croie, puis quand il dit enfin la vérité, personne ne le croyait. Tu espérais ne pas en arriver là. Quoiqu’il en soit, tu étais décidé à attendre dehors, la tête dans les mains. Tes créatures à l’intérieur avaient disparu, ne laissant qu’un univers rose à paillette, à l’image du créateur du parc. Plus aucun danger désormais. Bon, eh bien il n’y avait plus qu’à attendre patiemment tes collègues exorcistes.
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